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Anciens billets


Mercredi 17 juin - Mot du Président

Face à la crise actuelle, les réformes sont plus que jamais nécessaires

Il y a presque un an, la Commission pour la Libération de la Croissance Française remettait son rapport au président de la République et au Premier ministre. Le gouvernement y a trouvé 316 propositions de mesures, qui prises rapidement et collectivement devaient amener à la France un point de croissance supplémentaire. Beaucoup d’entre elles ont été très vite reprises : je pense par exemple au plan pour les pôles universitaires, à la réduction des délais de paiement pour les PME, au plan numérique pour le Très Haut Débit, à l’investissement sur les énergies renouvelables, à la refonte de la représentativité syndicale, à la rupture à l’amiable du contrat de travail, à l’assouplissement des règles encadrant l’emploi des seniors, à l’ouverture aux jeunes et à la diversité, à la réforme de la formation professionnelle, à l’Autorité de concurrence unique et renforcée, à la réforme de l’urbanisme commercial, à la refonte de la carte hospitalière, à l’effort de réflexion sur les structures territoriales, à la mise en place du fond souverain… Cependant, une crise majeure est née entretemps aux Etats-Unis. Elle s’est depuis propagée à l’ensemble des grandes économies mondiales. A l’heure de la récession, certains se demanderont donc légitimement si le rapport est toujours d'actualité... Il l'est plus que jamais en vérité. La crise n’a pas été une totale surprise, et nous avions explicitement prévu ce scénario. La position de la Commission est la suivante : la crise ne doit pas servir d’alibi à un nouveau report des réformes nécessaires pour la France. C’est même le contraire : dans la mesure où une récession oblige à beaucoup de pragmatisme de la part de tous, des consensus plus larges deviennent possibles. Le rythme des réformes doit donc être accéléré, de sorte qu’au moment de la sortie de crise notre pays dispose des structures adéquates pour retrouver rapidement le chemin de la croissance. Lent à entrer dans la crise, nous ne voudrions pas que le pays soit lent à en sortir. A cet égard, nous réitérons quelques propositions essentielles du rapport, dont la concrétisation est devenue plus urgente encore dans la conjoncture actuelle : 1. Il est nécessaire d’investir lourdement dans les secteurs porteurs (décisions 46 à 114). Un Ministre de la Relance a été nommé début janvier et nous espérons qu’il permettra une mise en œuvre accélérée de cet effort. 2. La hausse du chômage impose d’installer rapidement le « contrat d’évolution » appelé de nos vœux (décisions 131 et 142). Ce contrat mettrait en place des séances de formation garanties, un accompagnement renforcé et une rémunération pour le demandeur d’emploi, en échange de quoi celui-ci s’engagerait sur un temps minimal de recherche par semaine. 3. La crise, enfin, ne doit pas faire oublier le besoin de poursuivre la réforme de l’Etat (décisions 224 à 316). Les administrations doivent pouvoir offrir un meilleur service au citoyen tout en dépensant moins. Les possibilités d’amélioration sont nombreuses : elles vont de l’e-administration à la réforme des structures territoriales, en passant par la gouvernance. La crise actuelle, par son ampleur, a ceci de dangereux qu’elle peut facilement intimider, au point de paralyser. A nous donc de trouver l’énergie pour faire de cette épreuve une opportunité pour l’avenir.


25 juin 2008 - Mot du Président

Le dialogue avant tout

Depuis la remise de notre rapport au président de la République et au Premier ministre, la Commission pour la Libération de la Croissance Française s’est mise à la disposition de tous pour dialoguer autour des mesures qui y sont proposées. Elle a tenu à expliquer au plus grand nombre d’où elle était partie – de comparaisons avec nos pays voisins, d’auditions de représentants de la société civile, de commentaires d’internautes – et comment elle en était arrivée, quelques mois plus tard, aux conclusions qui ont été les siennes.

Tout d’abord, ce travail de dialogue a été réalisé avec les parlementaires. Des auditions ont été régulièrement menées avec les différents groupes politiques : au final, beaucoup se sont appropriés les appels lancés dans notre rapport et le groupe de la majorité en a même tiré un programme officiel de réformes. Un comité de suivi a par ailleurs été mis en place au sein de la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale.

Ensuite, et peut-être surtout, la Commission s’est déplacée en province pour rendre compte au plus grand nombre de ses travaux. A ce jour, des conférences ont eu lieu à Montpellier, à Poitiers, à Marseille et à Strasbourg, qui ont été autant d’occasions d’échanger autour des réformes que nous proposons.

Le 4 juillet enfin, le président de la République a reçu les membres de la Commission pour dresser durant 1h30 le bilan de la mise en œuvre du rapport : il en ressort qu’environ 1/3 de nos propositions sont déjà appliquées, 1/3 sont en cours d’application et 1/3 sont en suspens. La discussion a été fructueuse et un nouveau rendez-vous est prévu pour fin septembre à la demande du président.



24 avril 2008 - Mot du Président

Le rapport Larcher en accord avec la CLCF sur les moyens de relancer l'hôpital

Le rapport sur les missions de l'hôpital, dit "rapport Larcher", a été remis jeudi 17 avril au président de la République. Parmi les 16 propositions du rapport, toutes reprises par Nicolas Sarkozy, la moitié reprennent nos recommandations :

Proposition 3 / Décision 73 :
Développer les maisons médicales, pour un exercice davantage pluridisciplinaire des services de soins

Proposition 4 / Décision 272 :
Généraliser les ARS et leur confier une mission d'organisation globale de l'offre de soins

Proposition 7 / Décision 278 :
Revoir la gouvernance des hôpitaux, en transformant le conseil d'administration par un conseil de surveillance et en le complétant par un directoire

Proposition 8 / Décisions 276 & 277 :
Ouvrir le recrutement des directeurs d'hôpitaux et inclure dans la sélection des critères managériaux

Proposition 9 / Décision 275 :
Moderniser le statut de l'hôpital public en promouvant notamment la liberté d'organisation

Proposition 10 / Décision 274 :
Mesurer l'efficience et la qualité des hôpitaux

Proposition 15 / Décision 71 :
Mieux former les médecins, notamment en développant les passerelles entre filières et en enrichissant les contenus, et adapter les flux aux besoins régionaux

Proposition 16 / Décisions 68, 69, 70, 77, 78 :
Conforter le dynamisme de la recherche, en élargir les champs et développer les collaborations avec l'industrie

Par ailleurs, le rapport sur les missions de l'hôpital propose d'organiser une complémentarité entre hôpitaux au niveau de "communautés hospitalières de territoire" (proposition 5). De notre côté, nous plaidons pour une gestion au niveau régional de cette complémentarité.



18 avril 2008 - Mot du Président

Le gouvernement annonce une augmentation du nombre de taxis parisiens

« Jeudi 3 avril, la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie reçevait les représentants des chauffeurs de taxis. A cette occasion, elle leur a annoncé vouloir octroyer rapidement 4.500 nouvelles licences sur Paris, de manière à atteindre une flotte globale de 20.000 véhicules "en l'espace de quelques années".

Notre rapport propose l'octroi de 6 500 licences gratuites et incessibles, c'est-à-dire sans valeur marchande, de manière à ne pas pénaliser les actuels detenteurs de licence.

La Ministre a également annoncé vouloir créer une voie spécifique aux taxis entre Roissy et Paris, une mesure qui se trouve dans notre rapport.

Par ailleurs, nous proposons :
- d'autoriser la maraude, de manière à ce que le chargement de clients soit possible sans restrictions géographiques,
- d'autoriser sans délai la revente de licence,
- de supprimer l'horodateur parisien,
- de fusionner sous la même appellation "Taxis Franciliens" les taxis parisiens, ceux d'Ile-de-France, d'Orly et de Roissy,
- d'autoriser les préfets à se substituer aux maires dans l'attribution de nouvelles licences, lorsque la flotte locale de taxis est manifestement insuffisante,
- de laisser se développer les voitures de petite remise (VPR) de façon maîtrisée. »


Le gouvernement met la gouvernance au service de la croissance

« Vendredi 4 avril, le président de la République présentait une serie de mesures visant à engager la réforme de l'Etat. Les objectifs annoncés sont les suivants : amener l'Etat à « se concentrer sur ses priorités » ; le rendre « plus simple » ; l'adapter à son temps ; l'assouplir dans son modèle d'organisation.

A l'occasion, 20 recommandations ont été directement reprises par le gouvernement, et devraient maintenant être lancées sous peu. Parmi celles-ci :
- développer la formation continue en université (décision 14)
- développer les passerelles entre université et recherche (décision 24)
- davantage financer la recherche sur projet et à la performance (décision 29)
- clarifier les responsabilités respectives des différents centres de recherche (décision 29)
- définir une norme budgétaire pluriannuelle sur 3 ans (décision 225)
- développer l'e-administration (décision 246)
- développer une gestion plus souple et plus dynamique des ressources humaines de la fonction publique (décision 257)
- intéresser financièrement les fonctionnaires aux économies faites à l'occasion de la réforme de l'Etat (décision 255)
- développer les guichets uniques pour améliorer le service rendu au public (décision 243)
- généraliser les Agences Régionales de Santé (décision 272)
- limiter les dispositifs de préretraite (décision 135)
- inciter au regroupement des offices HLM (décision 286)

Plus largement, ce CMPP s'inscrit dans la mise en oeuvre de la décision fondamentale n°20 de notre rapport, visant à maîtriser nos dépenses publiques pour la croissance.



31 mars 2008 - Mot du Président

Grâce au succès du livre, la Commission n'aura rien coûté au contribuable

« Le rapport de la Commission est un succès populaire : sur Internet, où il est en accès libre et gratuit, nous recensons déjà 25.000 téléchargements. En librairie, où il est co-édité par la Documentation Française et Fixot, il atteint les 80.000 ventes !

Comme nous l'avions annoncé lors de la remise du rapport, l'intégralité de nos droits sur les ventes du livre servent à rembourser les frais de fonctionnement de la Commission. Aujourd'hui, nous sommes donc en mesure de vous l'annoncer : la Commission pourra rembourser au Trésor Public les coûts qu'elle a occasionné au cours de ses travaux.


13 décisions fondamentales sur 20 sont en route

Un bon nombre de nos préconisations commencent à voir le jour : parmi les 20 décisions fondamentales par exemple, nous en recensons déjà 13 en cours d'application ; sur les 316 décisions, nous en identifions pour le moment une cinquantaine.

A l'avenir, nous comptons rester vigilants : vous trouverez sur le site 2 tableaux de bord suivant la mise en œuvre de nos propositions : l'un spécifique aux décisions fondamentales, l'autre exhaustive. La Commission se réunira également aujourd'hui 31 mars, afin de dresser un premier bilan des suites données à notre rapport.»



3 mars 2008 - Mot du Président

De nouvelles décisions de la Commission mises en œuvre :
Les propositions du gouvernement reprennent les décisions 187 à 190 relatives à l’autorité de la concurrence.


« Le Premier Ministre, François Fillon, a annoncé hier le souhait du Gouvernement de créer une « Haute autorité de la concurrence, avec des pouvoirs accrus ». Cette annonce a été précisée par le Ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans la presse le 26 février, et devrait être contenue dans le projet de loi de modernisation de l’économie. La Commission pour la libération de la croissance française, dont étaient membres des représentants d’association de consommateurs, des associations, des chefs d’entreprises, a fait des propositions sur ce sujet crucial dans son rapport. Elles poursuivent une concurrence plus saine dans un but unique : protéger les intérêts des consommateurs.

Aujourd’hui, les autorités qui veillent au respect du droit de la concurrence sont éclatées entre le Conseil de la Concurrence et le Ministère de l’Economie. Les enquêtes sont mises en œuvre par des agents du Conseil, dont les moyens sont limités, ou du Ministère (DGCCRF). Leur but est de veiller à ce que les entreprises ne détournent pas les règles de la concurrence et imposent ainsi des prix indûment élevés aux consommateurs. Par exemple, les ententes qui visent à réduire la concurrence sont interdites, les entreprises qui utilisent leur poids économique pour empêcher la compétition (abus de position dominante) sont sanctionnées, etc.

Sur le modèle de ce qui se pratique chez nos partenaires étrangers, nous avons proposé d’attribuer à une autorité unique le contrôle concurrentiel des opérations de concentration, pour regrouper des compétences aujourd’hui éclatées (décision 187). En effet, le modèle vers lequel la Commission pour la libération de la croissance propose de tendre est déjà en œuvre dans 25 pays de l’Union européenne sur 27.


En outre, nous proposons d’accroître l’efficacité de l’Autorité à travers trois réformes :

1. D’abord, la procédure d’investigation antitrust pourrait être améliorée, en intégrant les enquêteurs au sein de l’Autorité de la concurrence (décision 188). En effet, aujourd’hui, la phase d’enquête de la procédure d’investigation antitrust est confiée aux services du Ministre de l’économie, tandis que les phases d’instruction et de décision relèvent du Conseil de la concurrence. Cette dispersion crée des contraintes inutiles. Il faudrait donc réunir les deux volets de l’instruction (enquête et instruction) et les confier à l’Autorité de la Concurrence.

2. Ensuite, la nouvelle Autorité de la concurrence devrait être autorisée à donner des avis sur les effets concurrentiels de mesures législatives et administratives de sa propre initiative (décision 189) et non plus seulement lorsque cela lui est demandé.

3. Enfin, pour gagner en efficacité dans son fonctionnement mais aussi dans l’intérêt des consommateurs, l’Autorité devrait pouvoir se concentrer sur les dossiers les plus importants (décision 190).

Ces réformes conduiraient à une plus grande efficacité dans l’application du droit de la concurrence, ce qui a pour but exclusif de protéger les consommateurs en veillant à ce que les prix soient à leur juste niveau.»



25 février 2008 - Mot du Président

« Le 23 janvier, la Commission pour la libération de la croissance française a remis son rapport au président de la République. Son travail d’analyse et de conseil s’est terminé là. Aujourd’hui, il appartient au Gouvernement et au Parlement de mettre en œuvre les décisions qu’ils retiennent. Pour cela, les 43 membres de la Commission ainsi que son rapporteur général Mme de Clausade se sont mis à leur entière disposition.

Nous avons pris contact avec l’ensemble des groupes de parlementaires. A ce jour, seule l’UMP nous a répondu. Nous attendons les réponses des autres groupes.

Jean François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale a ainsi constitué quatre groupes de travail autour du rapport. Ils porteront respectivement sur « emploi et formation », « consommation, concurrence et entreprise », « santé, logement et solidarité » et « gouvernance ». Ces groupes rassemblent près de 130 députés. Leur but est d’analyser et de discuter les propositions de la CLCF, pour se les approprier, les retenir, les écarter, afin de pouvoir mettre en œuvre rapidement celles qu’ils auront retenues.

Les membres de la Commission vont ainsi rencontrer régulièrement les parlementaires, pour expliquer comment nous avons élaboré nos propositions, quels ont été nos raisonnements, les logiques qui les ont soutenu.»



6 février 2008 - Mot du Président

« Après 10 jours, le texte de notre rapport commence enfin à être vraiment lu. L'accueil très positif par les autorités de l'exécutif et par les principales commissions parlementaires indiquent que sa mise en oeuvre a commencé.

Mais pour être sur qu'il le soit, c'est à chaque Français de l'exiger. C'est en particulier à chaque électeur qu'il importe de faire connaître à ses élus ce qu'il en pense, de leur demander de le mettre en oeuvre.

C'est à vous d'exiger qu'on créé le contrat d'évolution qui changera la vie des demandeurs d'emplois. C'est à vous d'exiger qu'on en finisse avec les administrations inutiles, avec les doubles emplois, avec les gaspillages que nous dénonçons.

C'est à vous aussi, qui le lirez, de dire par exemple aux chauffeurs de taxis que vous rencontrerez que ce rapport ne propose pas la déréglementation de leur métier, mais au contraire permet de satisfaire leurs revendications les plus anciennes. C'est à vous de dire aux vétérinaires qu'ils ont tout à gagner à ce qu'on les aide à s'installer en zone rurale. C'est à vous d'exiger que la France soit enfin remise sur le bon chemin. »



25 janvier 2008 - Mot du Président

« Après 5 mois de travail permanent, en lien avec vous, en lien aussi avec de nombreux représentants de la société civile, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a rendu son rapport.

Je tiens ici à vous faire part de ma profonde gratitude : votre participation sur ce site a été exceptionnelle et a considérablement enrichi nos débats. Beaucoup de vos idées ont d’ailleurs été retenues par les membres, et se retrouvent dans le rapport.

Le moment est maintenant venu de l’appliquer, sans tarder. En effet, la France a trop longtemps attendu pour se lancer dans un grand projet de modernisation de son économie. Elle en subit chaque jour les conséquences : un taux de chômage des jeunes excessivement élevé, des dépenses publiques mal maîtrisées, un niveau de vie qui décroche, une société figée qui entretient le pessimisme, la méfiance et l’insécurité.

A travers plus de 300 décisions, nous proposons donc un véritable programme pour la croissance. La France doit renouer avec la réussite. Pour cela, elle doit investir dans les secteurs les plus essentiels à son avenir : l’éducation, la santé, la recherche, le numérique, le développement durable. Elle doit libérer le potentiel de ses PME. Elle doit ouvrir les opportunités offertes à chacun et en particulier aux jeunes, en levant les barrières sociales, professionnelles ou réglementaires qui paraissent excessives. Elle doit enfin rénover sa gouvernance pour libérer les énergies individuelles et mieux servir la collectivité.

Le rapport est téléchargeable gratuitement sur ce site. N’hésitez pas à réagir, à rebondir dessus, à le commenter : nous avons écrit ce rapport pour le gouvernement mais aussi pour vous, pour tous les Français. Nous espérons donc que vous vous l’approprierez, que vous vous y reconnaîtrez, et peut-être même que vous le défendrez ! »



23 janvier 2008 - Remise officielle du rapport

Remise officielle du rapport au Président de la République et au Premier ministre :
Télécharger le rapport / Télécharger le dossier de presse


Le rapport est en outre publié chez XO éditions et à la Documentation Française.

Entretien avec Jacques Attali sur la "libération de la croissance française"



La conférence de presse donnée à l'occasion de la remise du rapport de la Commission est retransmise sur i tele, de 12h30 à 14 heures le 23 janvier.
Les interventions du Président et des membres de la commission devant :
- la commission des affaires économiques de l'assemblée nationale élargie à l'ensemble des députés est retransmise sur la chaîne parlementaire le 23 janvier à 16h45
- l'intervention devant les commissions des finances et des affaires économiques du sénat, élargies à l'ensemble des sénateurs le 24 janvier à 9h30


Paris, 18 janvier 2008 - Aucune version des propositions de la Commission pour la libération de la croissance française qui serait diffusée avant le 23 janvier 2008 n'est la version définitive du rapport, qui sera rendu officiellement au Président de la République et au Premier ministre à cette date. Tout document en circulation contiendrait des erreurs substantielles, notamment sur la teneur des propositions. Le rapport validé officiellement par les membres de la Commission pour la libération de la croissance française et son président sera disponible le 23 janvier à partir de 13h (conférence de presse à 12h30 au Théâtre du Rond-Point.)


Au cours des deux dernières semaines, la Commission s'est réunie à plusieurs reprises pour finaliser la rédaction du rapport qui sera remis au Président de la République avant la fin du mois de janvier. Elle travaillera encore ce week end.

A ce stade, le rapport propose 300 décisions pour changer la France et permettre à chaque Français, de participer à la croissance, à toutes les croissances.
La Commission a également défini les modalités de mise en ouvre du rapport.
Vos commentaires ont très largement alimenté les discussions et les décisions. Votre participation a été dense, animée, utile et précieuse.
Les décisions seront très prochainement mises en ligne pour réactions de votre part.


La Commission pour la Libération de la Croissance s'est réunie, le 20 décembre 2007, de 15h à 23h pour retenir les principales propositions susceptibles de permettre à la France de mieux exploiter toutes les opportunités offertes par la croissance mondiale.
Sur chacun des thèmes abordés, chaque membre de la Commission dispose des propositions et suggestions faites sur l'ensemble des blogs. Il est encore possible d'en déposer jusqu'au 31 décembre prochain car une actualisation leur sera adressée au tout début du mois de janvier.
Nombre de thèmes seront abordés, parmi lesquels la mobilité sociale et l'éducation, l'emploi des jeunes et des seniors, la réforme des collectivités publiques (Etat, collectivités territoriales, administrations sociales, adminstrations déconcentrées), le développement du numérique, la croissance durable, ou encore la compétitivité des aéroports et ports français.

Jeudi 22 novembre
La Commission reçoit aujourd'hui en audition M. Jean-Claude Trichet, Président de la Banque Centrale Européenne et M. Angel Gurria, Secrétaire Général de l'OCDE.
Ces auditions sont retransmises en direct sur la chaîne Public Sénat à partir de 17h30 jusqu'à 19h30.

La Commission à l'écoute
Dans le cadre de sa mission, la Commission pour la libération de la croissance française procède aux auditions des partenaires concernés par ses travaux.
Elle reçoit notamment les acteurs intéressés par les réformes du marché du travail (dont représentants des professions règlementées, partenaires sociaux).

Télécharger la liste des auditions (mise à jour le 11 décembre 2007)


Les travaux de la Commission pour la Libération de la Croissance Française s’organisent autour d’ateliers de travail qui réunissent les membres sur des thématiques bien précises (logement, santé, démographie, mobilité sociale, réforme publique…) et de séances plénières durant lesquelles les membres établissent les grandes orientations et arrêtent les propositions. Ainsi, le 15 novembre la Commission s'est penchée sur l’Economie de la Santé. Vendredi 16 novembre, les membres se sont réunis pour un atelier sur l’Europe. Cette semaine les thématiques abordées par la Commission sont la mobilité sociale et le logement.

La Commission s’est réunie le mercredi 7 novembre en séance plénière au Sénat.

Elle a débattu, en premier lieu, de la réforme des collectivités publiques : Etat, collectivités territoriales, et administrations sociales. Elle a ensuite évoqué l’organisation de l’enseignement supérieur (université et grandes écoles) et de la recherche.
Les membres ont partagé le constat selon lequel la dépense publique qui absorbe près de 54% du PIB, soit plus de la moitié de la richesse nationale, était nettement plus élevée que celle de nos partenaires de l’Union européenne qui est en moyenne à 46% du PIB, et sans comparaison avec certains de nos partenaires de l’OCDE qui sont à environ 30%.
La dette publique reste par ailleurs excessivement élevée (64,2% du PIB).

Selon le projet de loi de finances pour 2008, les intérêts de la dette, c'est-à-dire les intérêts que l’Etat doit payer, et non le remboursement du capital, qui serait le remboursement de la dette elle-même, représentent environ 42,4 Md€.
C’est la 2ème dépense de l’Etat par importance (15% du budget environ), par contrainte, plus que par choix, et sans aucun bénéfice pour les citoyens et pour les générations futures.

Une dépense publique mieux maîtrisée permettrait d’investir et de moderniser nos services publics. Surtout, la dette reste dans le temps : elle sera payée par les générations futures.
La commission pour la libération de la croissance française a donc évoqué les pistes d’action qui permettraient d’avoir des services publics plus performants, à un moindre coût.


Lundi 15 octobre - La Commission pour la Libération de la Croissance Française remet ses premières conclusions. Il ne s'agit pas là de l'ensemble de nos propositions, simplement d'une première étape dans nos travaux. D'autres propositions seront communiquées dans le rapport final prévu pour décembre. Elles sont relatives notamment au revenu des Français, à la recherche, à l'enseignement supérieur, à l'innovation, à la mobilité sociale, à l'amélioration de la qualité du travail, au soutien aux principaux secteurs porteurs dont l'environnement et la santé, à la réforme de l'Etat et des collectivités publiques et à la réduction des dépenses publiques.


A la demande du Président de la République et du Premier ministre, les mesures proposées dans ce document concernent la réforme nécessaire de la distribution et du commerce, qui permettrait de relancer l'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat, dans ce secteur mais aussi dans le reste de l'économie. Elles renforcent la protection du consommateur et dynamisent le commerce de détail et les fournisseurs indépendants qui doivent conserver leur capacité de production et de recherche dans un contexte de concurrence accrue. Les mesures proposées s'attachent enfin à améliorer l'accès au logement et la mobilité résidentielle.
 

La Commission se réserve le droit de revenir sur ces sujets dans son rapport final. Elle inscrira ces réformes et les complétera dans le projet d'ensemble qu'elle entend proposer au pays.

Télécharger le document

   
Jacques Attali Ce mercredi 26 septembre, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a tenu sa deuxième réunion plénière, qui intervient après déjà maints ateliers. Au menu de la soirée : des questions relatives à l’enseignement supérieur, à la recherche publique et privé, à l’innovation et aux PME. Durant plus de 5 heures, les membres ont ainsi débattu sur les mesures les plus prioritaires selon eux pour la France. Le débat fut très vivant et très fructueux, la plupart des membres étant directement confrontés à ces questions dans leur vie professionnelle. Des questions de méthode ont également été abordées : les membres de la Commission ont effet conscience que ce rapport ne doit pas être un simple « rapport de plus ».
   

Jeudi 30 août, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a été officiellement installée par le Président de la République à l’Elysée.
Nicolas Sarkozy a rappelé aux membres de la Commission l’enjeu de leur travail : « si l’on ne porte pas le bon diagnostic, on ne trouvera pas le bon remède ».
Les membres ont ainsi pu mesurer l’importance de la tâche : « il ne s’agit pas de faire un rapport de plus. Ce que vous proposerez, nous le ferons ».

Admettant que les objectifs de la Commission présidée par Jacques Attali étaient « ambitieux », le président a déclaré vouloir un rapport qui serait à la fois un programme d’action global et cohérent, et un recueil de propositions précises et concrètes. Des propositions transmises dès début octobre seraient à ce propos « bienvenues », selon les termes du président.

Sur le fond, Nicolas Sarkozy a souhaité que les travaux de la Commission suivent en particulier trois pistes : la libération du travail, la revitalisation du marché des biens et des services, et l’amélioration de la compétitivité des entreprises françaises.

Jacques Attali a tenu à inclure une quatrième grande piste de réflexion : la mobilité sociale et le mode de sélection des élites.

Nicolas Sarkozy
Jacques ATTALI
Tout de suite après l’installation, les membres de la Commission se sont rendus au Musée du Quai Branly pour une première réunion de travail. Durant plus de trois heures, ces derniers ont pu ainsi s’accorder sur un plan de travail général et échanger leurs premiers points de vue.

Les membres ont tous montré une grande envie de s’investir dans les travaux de la Commission. Un point dont se félicite M. Attali, vu le programme chargé qui s’annonce : plusieurs réunions par semaine sont d’ores et déjà prévues, avec pour chacune des thèmes précis sur lesquels débattre.


Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALI, Palais de l'Élysée, Paris, le 30 août 2007

Ecouter l'allocution du Président de la République

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Photo 1 : Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALIPhoto 2 : Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALI
Photo 3 : Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALIPhoto 4 : Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALI
Cette commission, dont la création a été annoncée le 20 juin dernier par le Président de la République, est chargée d'examiner les conditions d'une libération de la croissance française, à l'image du comité d'experts qui avait abouti à la publication en 1960 du « Rapport du Comité pour la suppression des obstacles à l'expansion économique » de Jacques Rueff et Louis Armand.

Elle a pour mission de rechercher les moyens d'améliorer la compétitivité et la productivité de l'économie française afin d'assurer une meilleure insertion de la France dans l'économie mondiale et européenne. Elle analysera les obstacles auxquels se heurtent les projets d'investissement et de développement des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises. Elle examinera les simplifications de procédures qui apparaissent nécessaires et recherchera les leviers permettant d'améliorer l'impact des politiques économiques et réglementaires sur les comportements des ménages et des entrepreneurs et sur la croissance.

Elle formulera des propositions en vue d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, d'améliorer le fonctionnement du marché des biens et des services et de renforcer le dynamisme et la mobilité de l'emploi, ainsi que le taux d'activité. Elle identifiera les actions et réformes à mener, incluant des mécanismes innovants permettant d'emporter l'adhésion des acteurs concernés.

La commission, présidée par M. Jacques Attali, rassemble de nombreuses personnalités françaises et étrangères disposant d'une expertise affirmée en matière économique et sociale.

La commission remettra son rapport avant la fin de l'année.



Par admin, mercredi 6 février 2008 à 18:52


Commentaires

1. Le vendredi 12 mars 2010 à 15:30, par admin

2. Le vendredi 19 décembre 2008 à 14:26, par Gilles Marchand

Avec tout le respect du à votre travail, je vous envoie quelques réflexions supplémentaire et je tiens à vous féliciter pour l'importance de votre travail.

Bien à Vous

Gilles Marchand
0677607245

De la reprise économique

Entre les bulles économiques et les points bas du marché, il y a de la place pour une variété de propositions permettant une prospérité plus respectueuse des besoins individuels de chacun sans tourner le dos à des solidarités que seul un état est en mesure d'assumer. Or, nous ne sommes pas en 1929, et une véritable reprise économique française et européenne est sur le point de voir le jour...

Beaucoup de gens réalisent aujourd'hui que l'extrême versatilité des marchés est un frein à la cohésion et à la régularité des politiques économiques entreprises jusqu'ici. Leur impact sur l'économie réelle est désormais un fait avéré. L'intégration dans les métiers de la banque des pratiques entrepreneuriales du bâtiment et l'impasse faite sur les règles traditionnelles ont créé la situation que nous traversons aujourd'hui, tous types d'informations et d'événements confondus. Au-dela des couloirs spéculatifs qui aboutissent à des réajustements progressifs, on s'aperçoit qu'il y a un ensemble de mesures possibles envisageables qui puissent être moteur d'une solide et durable reprise économique.

L'apparent aveuglement du marché correspond plus à une extrême et excessive sensibilité à tous les indicateurs qui en rythment la vie, aux variations de l'activité symbolique, et à la manière dont sont aujourd'hui gérés les énormes masses financières qui servent à rentabiliser l'investissement, mais dont les principes de fonctionnement intrinsèques finissent à terme par nourrir des couloirs spéculatifs qui rendent la stabilisation économique plus difficile.

Mais il faut pourtant bien convenir qu'une sagesse générale émaille sur le long terme la conduite de l'action générale de promotion tous azimuts de tous les projets susceptibles de produire de la richesse. Il faut bien comprendre que beaucoup des mécanismes qui le guident dépendent de technologies et de médias qui en structurent la nature et qui s'ils en renforcent la puissance d'adaptabilité, la rapidité, la capacité d'intervention, induisent des automatismes qu'il s'agit de décrypter et de distribuer plus finement afin qu'ils conduisent à permettre aux forces à l'œuvre d'éviter leurs excès induits. Ainsi beaucoup des coordonnées bancaires se retrouvent diffusées sur internet et il serait urgent que les consultations en ligne soient davantage protégées pour être absolument infalsifiables.

D'autre part, fraction importante, non totale, mais non pour autant négligeable, une croissance nouvelle doit notamment se faire en bénéficiant de la dynamique des nouvelles technologies. Nous allons prochainement connaître trois révolutions industrielles simultanées ou preque. La première concerne l'environnement et les technologies vertes, le Green Power. La seconde concerne l'économie hydrogène, avec la constitution de parcs automobiles et urbains basés sur la notion commune d'émissions zéro. Enfin le Web 3D fournira une redéfinition profonde, passionnante, mais qui demandera elle aussi de la vigilance, des principales activités professionnelles. C'est une grande nouvelle, ici aussi. Pour se faire, elles doivent expurger la tendance quasi naturelle qu'elles ont d'à aller dans le sens de la dématérialisation et d'une automatisation toujours plus grande de leurs processus de fonctionnement. Nous allons profiter de pouvoir retrouver un rapport concret à notre environnement. L'intensité des échanges gagnée privilégiera l'humanité et le savoir. Le tableau, donc, n'est pas si noir. Les nouvelles technologies génèrent des domaines économiques, des branches de développement et des compétences nouvelles qui font appel à un plus grand savoir-faire humain. Mais très vite peut se remettre en place une logique productiviste qui en expurge la chair créatrice et en diminue l'implication humaine jusqu'aux prochains microcycles. Il faut placer des gardent-fous, des pare-chocs dans un domaine d'activité qui a prouvé un goût du profit dégagé de toute considération pour les individus concernés. Les plans de licenciement se succèdent, un certain cannibalisme d'entreprises se manifeste, et ce qui disparaît n'apparaît plus à terme que sous une forme virtuelle, fiduciaire, qui viendra accroître d'autres chiffres. Il est bien entendu que nous n'avons pas affaire à des personnes complètement déconnectées des conséquences des opérations qu'elles émettent, mais il serait grand temps, maintenant que nous savons que le néolibéralisme est par essence prédateur de la substance économique de pays entiers, ce qui en fait est le contraire de sa vocation intrinsèque, qu'une véritable éthique de respect de l'existant, avant de revenir dans le champs de l'investissement productif à moyen et long terme, se mette en place pour mieux protéger les salariés des remous qui emportent avec eux des entreprises florissantes mais pas assez au regard des critères de rentabilité escomptés.

Il est temps que cela change.

Aujourd'hui, il est nécessaire, puisque les communautés nationales et les populations des ensembles régionaux ont contribué de par le monde à renflouer les banques et institutions financières en péril de solliciter de leur part, une forme de reconnaissance implicite de leur sauvetage par la soumission à un impôt mondial, même très largement fractionnaire et limité, calculé sur leurs plus-values. C'est une question humaine simple, mais d'elle peut dépendre la survie de beaucoup d'individus, et il est donc ultra-urgent, toutes autres considérations liées par des liens de causalité à restreindre, qu'une part suffisante de ce capital parvienne aux individus les plus faibles économiquement parlant, sous des formes multiples, comme le micro-financement et des aides multiples. Ces opérations devraient être prise à l'initiative des pouvoirs publics et par le biais des banques, certaines personnes étant si découragées qu'elle ne parviennent pas à effectuer les démarches pourtant simples qui consisteraient à se prémunir d'un surendettement. Le coût de l'argent qui est si bas sur les marchés monétaires fera, en revivifiant des bassins entiers de populations, des villes et des villages. L'argent, c'est l'eau indispensable de la vie qui doit sans cesse être développé pour rétablir la "circulation sanguine" de nos économies. Bien irrigués, un cerveau, des bras, des mains peuvent créer des sources impressionnantes de richesses.

Il sera également nécessaire de repenser la finalité des nouvelles technologies. Vont-elles dans le bon sens ? Ne sont elles pas orientées et finalement prisonnières de mécanismes qui les obligent à un toujours plus de productivité seulement imaginée répondre à la poussée innovatrice par accroissement des phénomènes d'automation des structures logicielles qui évacuent progressivement la nécessité du recours au capital humain ? Nous nous dirigeons probablement vers une rencontre entre les personnages virtuels et les personnes réelles, l'abstraction intelligente devenant, une forme nouvelle d'échange. D'où la nécessité de ne pas se noyer dans la mystique immatérielle des écrans ou des systèmes d'intelligence artificielle.

Beaucoup de choses passionnantes nous attendent et il faut avoir foi en son époque pour la vivre plus facilement. Les temps sont durs, mais nous disposons de ressources illimitées dans les domaines de la réflexion économique, de la littérature, de l'art, de la science, des métiers traditionnels, et cette société bénéficiera du meilleur de ce que l'on trouve dans l'univers : l'atome le plus simple et le plus abondant, quand bien même les lobbystes de toutes nature voudraient en nier la pertinence : l'Hydrogène. Cet élément, ce vecteur énergétique permet de stocker l'énergie, sous forme liquide et il peut être produit par électrolyse. C'est tout l'enjeu de centrales et de bâtiments aux toits recouverts de panneaux solaires souples. L'électricité ainsi produite permet ensuite de fabriquer le carburant du futur. Nous venons d'arracher que des voitures à piles à combustible soient produites vers 2020. C'est encore loin du compte, en terme de santé publique, mais cela laissera une chance à ne pas manquer pour l'industrie automobile de se réinventer tout en écoulant une génération — courte — de véhicules déjà moins polluants. Nous bénéficierions à priori d'une douzaine d'années. Certains experts nous donnent sept ans pour opérer cette évolution.

Tout le monde s'accorde à dire qu'il est important de réussir la massification de l'enseignement secondaire, de donner le meilleur de leurs chances aux étudiants. Elle est en marche d'autant plus rapidement que dans ce domaine comme d'en d'autres une petite révolution est en train de se produire, sous l'influence conjuguées de nouvelles technologies ubiquitaires, comme les podcasts et les streamings en temps réel avec webcams. Généraliser ces technologies aux universités et grandes écoles parait être une nécessité incontournable. Les échanges vont aller croissant, au moment même où la position géographique des intervenants perd de son importance. La qualité locale de vie va donc compter double.

Réorienter la recherche et le développement afin de créer selon les principes originaux qui sont mis en place quasi artificiellement des prolongements industriels ou informationnels qui fassent appel à de larges bassins d'acteurs économiques. Réinvestir le champ de l'action économique afin qu'elle se déploie dans des directions reposant davantage sur la spécificité et la puissance de l'intervention publique, sa richesse et ses réelles possibilités de développement en harmonie avec les apports de la technologie, facteur de cohésion et d'échange accru entre les différents ensembles économiques. Là aussi, le double cercle vertueux du retour à l'emploi et de la sortie de l'assistance sociale qui extirperont beaucoup de personnes de leur état de pauvreté, de quasi-minorité, et cette dépendance qui cessera, allégeront les finances publiques.

Il y a donc une spécificité de l'intervention humaine qui ne sera pas minorable, une échelle de valeurs qui bénéficieront des nouvelles technologies, les fabriquant de systèmes se trouvant eux mêmes rémunérés. La somme des composants informatiques doit parallèlement être multipliée pour ramener les technologies informatiques dans l'orbite européenne. Une sorte de développement durable allant dans le sens de la mise en valeur du domaine informationnel pour ne pas dire culturel.

La culture serait-elle l'avenir d'une part majeure de l'économie ? Une nouvelle ère de la culture commence aujourd'hui et la diversité linguistique en sera un des principaux moteurs. Le deuxième étage de la fusée Europe correspondrait aux vœux premiers des pères fondateurs.

Ceux qui se terrent en attendant des jours meilleurs vont au devant de graves désillusions. Le futur est là où on le créé, là où on l'invente, là où se fixent les ferments qui peuvent lui donner sa substance à venir. Or tous les ingrédients sont aujourd'hui réunis pour faire de l'Europe un des centres majeurs des transformations en cours. Celle-ci est à la croisée de toutes les influences et son antériorité culturelle est sur le point de devenir un atout extraordinaire, capable de donner une vigueur propre à sa recherche formelle et un sens particulier à la construction mondiale. Les multiples clivages qui ont émaillé son histoire ont longtemps handicapé son rayonnement — et sa puissance économique — mais ils ont aussi contribué à créer une émulation qui avec la chute des murs politiques va très vite devenir un avantage. La concurrence permet à une variété de systèmes d'exister.

La mise en commun de cette richesse exceptionnelle va nourrir une diversité qui aujourd'hui, dans un contexte d'ouverture des marchés et des esprits, est favorable aux propositions différenciées et aux traductions. Avec des outils de "translation" ou de réadaptation, nourrira le cinéma européen et rayonnera dans tous les autres domaines de création. Basés sur l'intelligence artificielle en temps réel, ces programmes vont faire une avantage. Voilà pourquoi il est possible de traduire une intervention avant même qu'elle ne soit formulée. Le budget traduction de l'Europe est énorme, mais cette capacité à croiser nos légendes et référents culturels multipliera les échanges, et sera tournée vers les autres peuples européens ainsi que les marchés extérieurs.

A l'origine historique d'une forme d'évangélisation politique, par la langue, la culture, la religion et, dans une certaine mesure, par l'économie, L'Europe bénéficie de son ouverture, de son soft power, et son travail d'expansion de toutes les valeurs de civilisation, sur lesquelles à ce sujet une irréprochabilité, même si jamais absolue au regard des réalités économiques, devrait être à terme un soucis dont on s'acquitte avec humanité. Sa culture sera un des principaux domaine dans lequel se mesurera ce dialogue international, d'autant qu'il sera appuyé sur une diplomatie nouvelle.

Elle sera le principal bénéficiaire de l'interaction planétaire qui se met mettre en place. Il va de soin qu'il faille que les concepts de nationalité soient préservé comme des identités et des valeurs mais une véritable conscience continentale doit émerger. Celle-ci, en effet, va se bâtir au regard d'une conscience plus poussée des nécessités éthiques à mettre en place, et elle ne se fondera pas sur la recherche d'un envahissement du champ symbolique comme certains pôles ont cherché à le faire depuis des décennies. Elle ne se fera pas dans un soucis de maîtrise du vivant et de ses échanges avec l'extérieur, mais au contraire dans un soucis plus poussé de leur respect à une heure où ceux ci sont menacés par la progressive main mise de l'économique concentrationnaire de l'ultra-libéralisme.

Si les règles politiques sont aujourd'hui en crise, c'est parce qu'elles doivent être réajustées afin de tenir compte des mutations en cours. Mais le culturel n'est pas un domaine anodin. Il est lié à l'identité des nations qui cherchent à le promouvoir. La culture n'est pas un marché comme les autres. On n'achète pas l'âme de ceux dont on assure la promotion des "productions culturelles" tout comme on ne peut mettre en équation tous les termes de la consommation culturelle. Ceux qui le prétendent sont les négriers en puissance de la nouvelle économie mondiale et comme tels, ils doivent être amenés —au besoin par la force (de négociation) — à respecter la liberté des différents acteurs de la culture. On doit nécessairement s'attendre à une remoralisation des échanges culturels qui ne veut pas dire limitation ou censure mais prise en compte plus étayée des nécessités humaines de ces domaines.

Il faut aller vers un plus d'intelligence et de prises de conscience, sinon nous serons hypnotisés.

Or L'Europe dispose de la plus grande variété de bassins humains, d'un des plus longues traditions intellectuelle, et de certains des plus hauts niveaux de formation universitaires. Non seulement il ne faut pas diminuer ces niveaux d'éducation, mais il faut au contraire les renforcer. Les améliorer en permanence et proposer au reste du monde les solutions qui auront pu se révéler efficaces en les adaptant aux capacités locales. Nous allons en effet vers une civilisation de l'image, du symbole et du modèle mais leur signification ne sera jamais dépouillée du sens, et c'est pourquoi la lettre et l'écrit seront toujours présents. Plus que jamais Internet marque leur retour en force. Nous allons vers une société qui fera une plus grande place aux loisirs et à la consommation culturelle. Celle-ci ne pourra faire abstraction de la qualité et de la profondeur de son vécu historique, scientifique et intellectuel.

L'histoire que cherchent à biaiser la grande majorité des productions grand public — en nous imposant un unique chapitre décliné à l'envi depuis soixante ans — est un atout dont on cherche à nous détourner par tous les moyens. Croyant pouvoir l'imposer à la nouvelle génération. Quitte à lui faire revivre les mêmes affres. Notre force, entre autres, est en effet liée à la richesse sémantique de notre patrimoine culturel et à la variété des interprétations qu'il suscite. Aujourd'hui, notre diversité est un atout. Elle nous permet une compréhension mutuelle et collective à l'heure où les technologies rendent chaque produit transparent. Celles-ci vont favoriser le grand renouveau à venir et contribuer à le décupler. Les problématiques développées à travers les productions existantes ont prouvé une grande part de leur inadaptation aux réalités actuelles. Il est grand temps de les renouveler. En commençant par adopter une politique qui fasse de la place pour un grand dessein culturel, ce en augmentant les budgets aujourd'hui quasi dérisoires et en agissant sans complexe sur un domaine qui a besoin de soutiens et d'orientations. Enfin centrées sur les contraintes et possibilités actuelles concrètes, elles nous feront enfin entrer de plein pied dans la modernité de demain.

Le multimédia n'est-il pas une mise en forme de cette lente transformation de valeur qui structure lentement les sociétés humaines ? Auquel cas il s'agit que s'établissent des schémas de conversion et d'échange informationnels et d'œuvres qui soient suffisamment structurés pour permettre leur viabilité au niveau international en harmonie avec les structures plus traditionnelles d'intervention économique. Il s'agit de rattacher la création de valeur économique avec des variables économiques concrètes. La richesse ne peut être uniquement rattachée à des variables financières s'autoalimentant indéfiniment et s'éloignant progressivement de leur nécessaire passage dans les bassins économiques réels qui doivent leur bénéficier comme ils doivent eux-mêmes profiter de leur action régénératrice.

Que constate t-on ?

Une excessive et manifeste sous exploitation des ressources concrètes, notamment humaines, internationales, qui en recevant cette manne, qui aujourd'hui leur fait grandement défaut, dégageraient d'immenses bassins de richesse réelle. Le sous emploi de populations entières voire d'économies nationales complètes crée des sources de développement comme en jachère, le nécessaire terreau d'une réappropriation par l'économique d'un champ social dont il s'est désengagé. Nous serions une agriculture disposant d'immenses plaines fertiles sous cultivées ou utilisées d'une manière extensive, voire négligées. C'est pourquoi l'investissement du capital international dans le champ des économies mondiales concrètes est lui-même un immense facteur de développement et une raison tangible d'espérer si les acteurs économiques savent dériver une part grandissante des ressources financières internationales vers les économies réelles locales.

Une économie dématérialisée ?

Face à la multiplication des formes abstraites et virtuelles de fonctionnement, les économies occidentales et mondiales disposent d'alternatives qui s'avèrent opérantes. Liste de choses à emporter.

Nous sommes tous, ou en tout cas la grande majorité d'entre nous, victimes d'illusions d'optique qui peuvent s'avérer particulièrement préoccupantes. La mise en équation des économies occidentales de plus en plus tributaires de schémas d'organisation virtuels amenés par des principes d'organisation basés sur des fluctuations financières est patente. Les références concrètes se déplacent progressivement vers l'immatériel découplé d'une valeur de plus en plus déconnectée de celle du travail, des infrastructures et des structures monétaires traditionnellement afférentes. Elles fragilisent celles-ci car elles les exposent de plus en plus non seulement aux fluctuations financières mais également aux variations symboliques de l'information.

Les mécanismes qui sont désormais à l'œuvre échappent parfois à ceux là même qui en sont les instigateurs. Pourquoi une telle fragilité, pourquoi prêter le flanc aux dégâts que peuvent produire des formes d'action particulièrement archaïques ? Pensez au "11-M". Nous sommes en définitive, les victimes avérées ou à venir d'un processus que nous éprouvons du mal à réguler et les déprédations peuvent être aussi sensibles dans les pays à structures insuffisamment diversifiées que dans les pays qui se veulent les champions du capitalisme, notamment les États Unis dont les visées et visions économiques s'imposent souvent au reste de la planète.

Serions-nous si démunis face à cette situation ? Le temps doit-il jouer contre nous ? C'est à mon avis faux. Entre les retours tambourinant aux pratiques d'un autre age — alors que le monde a effectivement changé et qu'elles s'avèrent d'une manière patente souvent inadaptées — et les prises en compte mal assurées de la dithyrambe passionnée des pionniers de la nouvelle économie, il y a d'autres attitudes plus directement opérantes qui tiendraient davantage compte des réalités humaines et techniques et le rapport qu'elles peuvent entretenir.

Il faudra pour y parvenir, que la variable humaine redevienne centrale dans les schémas de réflexion de ce qui font actuellement profession que de ne la réduire. C'est sa valeur, sa qualité et la pertinence de ses productions qui feront l'économie majoritaire de demain. L'articulation principale entre les domaines de culture ou d'information et les techniques qui les relayeront. Il faut que les conditions de l'épanouissement individuel à un niveau très large soient réunies... Tous les autres domaines d'activité restent valables mais ils vont peut à peu bénéficier des apports de ce noyau central.

Cette extension du domaine de la croissance ne peut exister que si l'on se décide enfin a faire l'abandon du manichéisme et du malthusianisme qui guide beaucoup de réflexions ambiantes, notamment en matière économique. Elles réduisent de grandes entreprises structurées à des réservoirs financiers virtuels ou déplacent les installations sous prétexte qu'il faille remettre à qui de droit ambiant les actifs qui y sont rattachés est une politique qui à long terme condamne des populations entières à la paupérisation y compris celles qui font aujourd'hui le pari d'accueillir les structures délocalisées.

Les économies mondiales, y compris américaine, souffrent d'un manque de préhension sur les variables financières. Le fait d'attirer les valeurs mondiales, y compris par des moyens techniques disproportionnés (je pense à l'utilisation de systèmes de réalité virtuelle et de structures logicielles dédiées) automatise les procédures de fonctionnement boursier et leurs réactions aujourd'hui en lisière du rationnel de ces appareillages et renforce tous les ostracismes mondiaux, tous les fossés, toutes les fractures. Elles asphyxient la planète, lui retirent son oxygène, c'est à dire leurs puissances monétaires. L'eau c'est la vie, or cette eau, cette manne qui permet à une sophistication d'exister mais aussi et plus fondamentalement aux besoins fondamentaux d'être assurés, se retire du paysage local de nombreux points du territoire global. On l'a vu en Argentine...

La circulation sanguine de la planète est altérée. Elle doit être soignée, assistée, puis peu à peu rétablie d'une manière progressive et douce qui permette l'assainissement de zones géographiques entières. C'est l'investissement au plan mondial plutôt que la sempiternelle économie sur les salaires qui est à viser, c'est l'élargissement des structures en lieu et place des dramatiques économies d'échelles qui semblent guider l'entendement de ceux qui appliquent de manière aveugle — ou presque — les principes erronés qui président à la prise de ces décisions. Le mépris et le peu de cas qui est fait de millions d'hommes et de femmes est patent et dangereux. Nous sommes victimes d'une dynamique faussée, de cercles vicieux qu'il faut avoir l'énergie de transformer en cercles vertueux. L'argent doit circuler à tous les niveaux. La valeur doit être repensée en prenant comme étalon l'homme, l'humain, l'individu. Son développement harmonieux au sein de la communauté dans laquelle il habitera.

C'est l'aide à la consommation, non par un unique vecteur mais par un ensemble de facteurs retour de l'activité. Le salaire minimum est une garantie nécessaire, il doit exister au sein d'un faisceau de droits et devoirs nouveaux qui permettent d'établir un nouveau contrat social et économique dont nous serions tous les bénéficiaires et par rapport auquel nous pourrions découpler notre intervention dans le domaine économique et culturel. Les situations absurdes doivent refluer et les bénévoles recevoir une part retour pour l'investissement qu'ils font de leur temps. Le temps est déjà une variable économique. Il peut devenir une variable symbolique de l'activité dans un champ économique donné dont il assure la pérennité.

Il s'agit de renforcer l'adjonction de règles dans des structures qui touchent la limite de leur logique parce qu'elles manquent de critères d'évaluation objectifs et de rattachements économiques précis. L'argent virtuel aujourd'hui a de moins en moins de contact avec la réalité économique, même s'il peut influer sur elle. Les règles de solidarité étendue en renforçant le rôle des structures sociales étatiques vont également aller dans le sens de la logique économique qu'il est nécessaire de mettre en place.

La main invisible doit devenir visible.

Sinon, nous irions à terme vers une dislocation des structures particulièrement dommageable à l'ensemble de la communauté internationale, ce qui est inacceptable. Des dérèglements bénéficieraient tous ceux qui font profession d'exploiter les tiraillements actuels. Nous faisons partie d'un long processus de maturation économique, politique et culturel qui doit faire appel à l'histoire économique car celle-ci nous tend des explications pertinentes et nous donne des capacités de renouvellement dont nous sommes capables à une échelle élargie. Il faut quitter l'absurde absolu auquel nous venons d'assister. La nouvelle économie doit être pensée dans cette perspective. L'humain assisté par la machine et non l'inverse.

Quand nous aurons accompli ce saut conceptuel, placé cet étalon dans notre champ de représentation symbolique, alors l'invention majeure qu'est le numérique deviendra ce qu'elle est appelée à devenir : un formidable tremplin pour la créativité ainsi qu'un puissant facteur de richesse économique. Une fois sa puissance de distorsion démystifiée et qualifiée, intégrée et comprise, déclinée et incorporée dans — presque — tous les champs de l'action humaine, elle sera enfin le formidable outil de Renouveau et de libéralisation destiné à ouvrir à nos côtés le millénaire.

Gilles Marchand
Paris, 18 Décembre 2008

Merci d'accompagner votre réponse d'un avis qui je l'espère sera favorable

3. Le mercredi 29 octobre 2008 à 17:37, par rencontre

Depuis des dizaines d'années aussi, les discours des autorités ne cessent de louer les médecins généralistes, leur rôle de pièce majeure dans la distribution des soins, mais la tendance ne s'est jamais inversée. Nous avons, dans nos cabinets médicaux, la moitié des médecins qui sont des spécialistes reconnus par l'ordre des médecins, et la moitié des praticiens qui seraient des généralistes. En effet la réalité est encore plus déséquilibrée tant il existe de modes d'exercice consacrés exclusivement à des sous-spécialités pratiquées par des généralistes en mal de conditions plus confortables de travail.

4. Le mardi 23 septembre 2008 à 23:05, par POUNETTE

Bonsoir
Merci Mr ATTALI pour ce rapport
Je vous soutiends 100 pour 100 et sur CHAQUE decisions
IL faut faire passer toutes ces mesures avec l'aide de Mr le president ;fini LA FRANCE MORTE place à LA FRANCE MODELLE
!!!

5. Le dimanche 15 juin 2008 à 02:30, par regime

Beaucoup de mesures qui montrent qu'il y a encore beaucoup de travail

6. Le jeudi 17 avril 2008 à 14:43, par Dr F-M Michaut

Bonjour
En brassant ensemble quelques décisions concernant la santé et l'enseignement supérieur, voici une proposition très concrète provenant de citoyens libres de tout intérêt.
Nous ne disposons que de notre capacité d'expression et de réflexion pour sortir notre système de santé de son immobilisme dramatique.
Confier mon texte au blog de cette commission est une sorte de bouteille à la mer, le naufragé ne pouvant qu'espérer que quelqu'un capable de le comprendre lira son message.
Au plaisir d'une bien hypothétique ( pardonnez mon pessimisme ) réponse.
Dr F-M Michaut, webmestre d'Expression Médicale


*
La Lettre d'Expression médicale
LEM n° 544
14 avril 2008
Édition courriel réservée aux abonnés de la liste Exmed-1
Webzine francophone hebdomadaire de santé
Version web : www.exmed.org/archives08/...

Universités des métiers de la santé ?
Docteur François-Marie Michaut
Pas question de laisser dormir en paix le fameux rapport Attali, dont Bruno Blaive nous a parlé dans la LEM 543 du 7 avril (1). A sa lecture (2) deux idées force, assez dérangeantes pour les partisans de l'immobilisme de notre système de santé, méritent qu'on en débatte. Nous le faisons ici en utilisant le filtre des multiples échanges que nous entretenons sur la santé à Exmed depuis des années pour analyser de façon critique les " décisions" ( ainsi parle étrangement la commission Attali ) qui nous concernent directement. Il doit être bien entendu que ces propos n'engagent personne d'autre que le signataire de ces lignes.
Retrouver la confiance

Il est une particularité spécifiquement française de l'exercice de la médecine. Pour inciter les médecins à perfectionner leur pratique en la spécialisant depuis la fin des années 1950, et pour faciliter leur adhésion à un système de convention entre leurs syndicats et l'assurance maladie obligatoire, le principe que les honoraires d'une consultation de spécialiste devait être le double de ceux d'un généraliste. Le résultat a été immédiat : le nombre des spécialistes a explosé en France durant des dizaines d'années, de nouvelles spécialités reconnues voyant également le jour au fur et à mesure des progrès des connaissances et des techniques médico-chirurgicales. Depuis des dizaines d'années aussi, les discours des autorités ne cessent de louer les médecins généralistes, leur rôle de pièce majeure dans la distribution des soins, mais la tendance ne s'est jamais inversée. Nous avons, dans nos cabinets médicaux, la moitié des médecins qui sont des spécialistes reconnus par l'ordre des médecins, et la moitié des praticiens qui seraient des généralistes. En effet la réalité est encore plus déséquilibrée tant il existe de modes d'exercice consacrés exclusivement à des sous-spécialités pratiquées par des généralistes en mal de conditions plus confortables de travail.
Dans tous les pays étrangers sanitairement comparables à la France, le nombre des spécialistes n'est pas de un médecin sur deux. Il est de deux sur dix ! Vous avez bien lui : 80% des médecins sont des généralistes.
De leur côté tous les organismes officiels, comme l'ordre des médecins, annoncent que, même sans modifier le ratio spécialistes-généralistes actuel ( très insuffisant, nous l'avons vu), notre pays sera dans l'impossibilité de remplacer les praticiens généralistes partant en retraite. Aucun pays au monde ne peut se passer de médecins généralistes pour soigner ses malades. Peut-être n'est-il pas inutile de garder à l'esprit cette évidence pour comprendre combien la situation est grave et urgente pour tous les futurs malades que nous sommes?
Nous ne sommes pas devant la nécessité politique de résoudre la crise financière des dépenses de santé, nous courons à l'effondrement du système des soins par manque de soignants qualifiés.


Restaurer la conscience

L'université doit chaque année limiter le nombre des futurs médecins en fonction du numerus clausus établi par le pouvoir politique. Au passage, est-il bien sain que ce soit le Parlement qui décide chaque année le nombre des futurs médecins à admettre dans nos facultés ? Les critères de sélection des carabins favorisent exclusivement les matières intellectuelles les plus faciles à noter pour que le filtre d'entrée fonctionne avec une apparence d'objectivité et d'impartialité. Forts en maths et en physique, réjouissez-vous ; forts en matières littéraires et artistiques, on ne veut pas de vous.
Et, en fin d'études, c'est à un examen national classant, faisant une place essentielle à la seule mémoire, que sont soumis nos carabins. Selon le rang obtenu, chacun peut alors choisir la discipline qu'il souhaite exercer. Les mieux classés au concours optent tous pour des spécialités, et les postes dits de médecine générale sont les plus boudés. La médecine générale en France est une spécialité par défaut, une spécialité par l'échec, une sorte de parent pauvre de l'université qu'il est important de cacher. Le corps professoral se trouve ainsi mathématiquement constitué quasi exclusivement de spécialistes, qui s'occupent de façon préférentielle de la renommée de leur propre spécialité. Le métier qu'ils savent faire, et ils le font fort bien, c'est de former sur le plan technique des spécialistes comme eux.
Mais, nous l'avons vu, les besoins de la population en matière de soins de santé ne sont pas du tout ceux-là.

Renforcer la compétence
Renforcer la compétence des généralistes, leur apprendre à travailler autrement, à collaborer avec des aides professionnelles qui deviendront vite indispensables, nécessite de repenser leur mode de formation. C'est dans le rapport Attali que nous allons chercher ce dont nous avons besoin. Une université de métier(s), capable d'accompagner toute leur vie, et pas simplement au cours de leurs études, nos médecins de famille. Avec un corps enseignant au recrutement souple et au statut à géométrie variable qui permette d'en ouvrir l'accès aux meilleurs professionnels, même s'ils ne sortent pas du giron universitaire traditionnel ou exercent une autre activité. Bien entendu, ces lieux institutionnels doivent être ouverts à tous les métiers de la santé, à tous les acteurs ayant un lien avec ces métiers, par exemple des gestionnaires ou des architectes, des spécialistes de l'informatique etc... Ici ont leur place, toute leur place, y compris dans leur relation évidente avec tous les métiers de la santé, les filières consacrées aux soins infirmiers comme aux différents métiers paramédicaux, et, même si cette idée fait bondir une corporation qui a toujours cultivé sa place à part - liée à la crainte ( légitime) de se faire phagocyter par les médecins, les psychologues. Il n'est pas utile d'insister sur le fait que des enseignants d'un métier puissent contribuer fort utilement à la formation des autres métiers de la santé serait un facteur majeur d'ouverture des esprits. Et de stimulation mutuelle.
Le cadre, pour coller aux réalités et besoins locaux, ne peut être que régional. Le statut, et le financement, doivent-ils en demeurer strictement publics ? Faut-il inventer des formules plus souples ? La question se pose. Sans occulter le fait que le système actuel de classes préparatoires privées (très) payantes pour réussir le concours d'entrée en faculté de médecine a déjà porté un coup majeur à la quasi gratuité des études universitaires.
Tout cela est-il une pure vue de l'esprit ? Sans vouloir céder au travers de penser que ce qui existe ailleurs est meilleur que chez nous, je ne saurais trop vous inciter à aller faire une petite visite à l'université de Sherbrooke au Québec ( Canada ) www.usherbrooke.ca/
Nous sommes bien d'accord sur le fait qu'une copie servile de ce qui se fait chez nos cousins ne tiendrait pas compte de nos spécificités françaises. Mais nous ne pouvons pas continuer à faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles dans notre système national.
Alors des Universités des métiers de la santé, allons-nous oser un jour nous y atteler ? Former ensemble tous ceux qui ont à soigner les autres, mettre sur un pied d'égalité les différentes disciplines médicales et non médicales, savoir croiser les enseignements au bénéfice des patients, pouvoir utiliser au mieux toutes les compétences de nos professionnels médecins, et non médecins, avoir le souci de bâtir un lieu ( même éclaté géographiquement) où il ferait bon pouvoir se retrouver ensemble toute sa vie pour perfectionner sans cesse ses compétences, apprendre, enseigner, chercher ou simplement tisser des liens humains pour sortir de l'actuel isolement professionnel et intellectuel des médecins ( et autres ) après leur cursus universitaire. Pour cela, il faut oser affronter les citadelles orgueilleuses et poussiéreuses des facultés de médecine que nous avons toujours connues en France depuis le Moyen-Âge, d'abord sous le contrôle de l'Église, puis sous la férule de l'État.
Des gens de qualité ne demanderaient pas mieux que de contribuer à un tel projet. Certains nous l'ont dit clairement à Exmed, ils regrettent beaucoup de ne pas pouvoir faire profiter les plus jeunes des sommes de savoir, de savoir faire et surtout de savoir être qu'ils ont eu la chance et le talent de pouvoir accumuler. Depuis longtemps, visiteurs Internautes connus et inconnus, vous constatez qu'ils le démontrent en publiant librement le fruit de leurs réflexions pour une médecine plus humaine. Faut-il que la collectivité renonce à utiliser de façon intelligente tous ces talents - et de multiples autres laissés jusqu'à ce jour de côté - en n'osant pas mettre en place de telles universités régionales des métiers de la santé ? Juste pour ne pas heurter la tranquillité de nos vieilles universités inadaptées au monde actuel.
Ce serait vraiment intéressant de savoir ce qu'en pensent ... ceux qui ont besoin des professionnels de la santé. Et tous les autres aussi.
Toutes vos réactions nous intéresseraient vivement, écrivez-nous.


(1) B. Blaive La santé, un atout pour la croissance. Lettre d'Expression Médicale n° 543 du 7 avril 2008
www.exmed.org/archives08/...

(2) Texte intégral des 300 décisions de la commission Attali
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Louis Scutenaire

Dossier Lem : Profession

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Docteur François-Marie Michaut (MD)
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17000 La Rochelle ( France )


7. Le samedi 5 avril 2008 à 19:46, par Spacey

Continuez le suivi... Peu à peu votre rapport est enterré, déformé et décrédibilisé.
Trop de propositions de bon sens pour se voir remiser sur l'étagère de la République.

8. Le jeudi 20 mars 2008 à 17:29, par peperelot46

Je me l'aime bien mon pays comment qu'il est,
ça fait 50 piges que j'y suis venu y naître et qui
j'y ai pas bossé et avec des habits tous neufs en plus,
et je l'aime comme ça moi, mon pays, crénon !
J'espère qu' après tout cela on pourra continuer
à rien faire pour ne pas que ça change !
Vindiou, c français ou ça l'est pas ?
On est pas des chinois, nom de nom.

9. Le mardi 18 mars 2008 à 09:32, par Gold

Bravo JOB, quel courage! face aux énoncés "politiquement correct" habituelles et quelle lucidité !
Hélas, le pays se laisse enfermé dans des clichés façonnés par des administratifs venant des mêmes corps de formation et éloignés de la réalité du terrain.

10. Le samedi 15 mars 2008 à 16:04, par JOB

Qui aurait pensé que pour protéger de la rage il suffisait d'innoculer le virus... responsable de la rage?
Pour créer la croissance et améliorer le sort du plus grand nombre ne faudrait-il pas oser l'impopularité, sachant qu'a trop vouloir se pencher sur les malheurs des uns il n'est fait le bonheur de personne.
Pour le socialiste que vous fûtes et que vous êtes resté, Jacques ATTALI, j'admire les progrès intellectuels qui ont été les vôtres, mais vous auriez pu tenté d'innoculer un virus réellement capitalistique dans votre rapport. Vous l'artisan des nationalisations en 1982, avec le régime de l'époque, vous co-responsable de l'affaiblissement des volontés d'entreprendre dans l'idéologie des délices du "tout-état" pourquoi ne pas avoir suggéré l'inverse à savoir que cette fois se serait à l'Etat d'initialiser la création de PME/PMI en entrainant les demandeurs d'emploi et sous la direction de quelques jeunes hauts-fonctionnaires. Ces derniers feraient ainsi leur apprentissage dans des petites entités, découvriraient d'autres délices ...ceux de l'incertitude. Mais quelle satisfaction ensuite que celle d'avoir crée partant de zero ou presque et d'arriver à la taille d'entreprise qu'ils souhaiteraient diriger dès la sortie de leurs grandes écoles..
L'exemple de l'Etat et de ses hauts fonctionnaires vaudrait, dans ces cas là, par le phénomène d'entrainement mieux que n'importe quel plan à la croissance. Souvent il convient d'avoir le courage de faire l'inverse.

11. Le jeudi 28 février 2008 à 11:54, par OCEAN DE SAGESSE

BRAVO MONSIEUR ATTALI POUR LE TRAVAIL ACCOMPLI
PEUTS VOUS SOUTENIR AFIN QUE LES 300 MESURES DE SAGESSE SOIENT APPLIQUER
SOIT PAR UNE PETITION NATIONALE DES CYTOYENS ET LA CREATION D UN COMITE DE SOUTIEN OUVERT A TOUS LES FRANCAIS AFIN DE SORTIR NOTRE PEUPLE DE CE MOYEN AGE MODERNE QUI EST L OSCURANTISME ET LA FRILOSITE A ETRE DANS LA MONDIALISATION CAR VOTRE TRAVAIL AVEC VOS COLLABORATEURS ONT PERMIS DE SORTIR LA PANNE D IDEES DES POLITIQUES QUI PENSENT PLUTOT A LEURS VALISES QU A RESOUDRE LES PROBLEMES DES FRANCAIS .
UN RETRAITE CHEMINOT DE CHAUMUSSAY

12. Le mercredi 27 février 2008 à 10:37, par jannoncepro

professionnels annoncez vous
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13. Le samedi 23 février 2008 à 19:47, par Anne

Le 6 février, le président de la commisssion commence à indiquer 5 propositions à mettre en œuvre pour les citoyens, avides des transformations/évolutions/ qui encouragent la croissance équilibrée et durable. Pour ceci je l'en remercie.
À mon tour de demander, pour faire pendant aux 316 propositions favorables à la croissance, 613 propositions de mise en œuvre par les citoyens eux-mêmes pour participer au mouvement. On le voit dès que la moindre idée se diffuse, la levée de boucliers s'organise. Je plaide donc pour les mille et une et mille et une actions citoyennes, qui vont courcircuiter les immobilismes, rancœurs et corporatismes qui paralysent notre pays, pour ce qui nous concerne.
La formidable capitalisation de connaissances et d'échanges de la commission lui fournit la compétence adéquate pour nous indiquer les voies à suivre. Nous n'allons pas nous citoyens recommencer l'immense travail déjà accompli. C'est nous qui allons obliger à forcer le mouvement. Précisez-nous les actions utiles et efficaces à notre portée.
Cela vous donne encore beaucoup de pain sur la planche, mais je crois vraiment que c'est la voie qui ouvrira la mise en œuvre réelle de votre travail que nous attendions avec une attention forte. Car nous savons bien que ces évolutions sont urgentes.
Merci de votre attention et en attente de ces 613

14. Le samedi 23 février 2008 à 11:41, par Athena

Je ne crois pas un seul instant que la croissance repartira avec les mesures ultralibérales préconisées dans ce rapport, notamment celles concernant l'ouverture des professions réglementées. Pour ne parler que des taxis, que je connais parfaitement, il est illusoire de croire qu'en libéralisant le secteur, des emplois seront créés et malhonnête de le faire croire. Quel type d'emplois voulons-nous créer ? Il y aura au contraire un très grand nombre de faillites, peu de taxis et des coûts plus élevés pour le consommateur. Quant à parler de "rentes de situation" pour cette activité, c'est mal connaître le secteur. Il faut être ignorant (comme "certaine" au gouvernement qui préconisait une course minimum d'aéroport supérieure à celle qui est de vigueur aujourd'hui ! (cf. JDD)
Si la France ne compte plus que sur ses taxis et ses coiffeurs pour gagner des points de croissance , cela est dramatique et je suis très pessimiste sur l'avenir de notre pays.

Un grand pays comme la France doit avoir des ambitions plus élevées pour son peuple qu'elle ne doit pas paupériser avec des emplois de services au rabais . Il faut investir dans la recherche et l'innovation, redynamiser et moderniser l'industrie, ne pas laisser "filer" les chercheurs, les jeunes, les compétences...offrir des salaires décents ....moraliser la gouvernance des entreprises....
La France perd des parts de marchés, l'Allemagne a un commerce extérieur excédentaire ...Pourquoi ?
Là ce sont des choses sérieuses sur lesquelles les membres éminents de la commission devraient se pencher. Mais de grâce laissez-nous tranquille avec ces histoires de taxis et de coiffeurs....On a l'impression que tout est perdu et que l'on cherche à "grapiller" dans les fonds de tiroirs je ne sais quoi.
De voir où nous en sommes arrivés, je suis très inquiète et j'ai même très peur. Moi qui suis une grosse consommatrice, j'ai stoppé net tout achat et je ne fais plus aucun projet depuis deux mois.

15. Le lundi 18 février 2008 à 02:03, par Gregory

Bonjour,

Cet email pour apporter mon soutien a qui veut l'entendre a la mise en oeuvre immediate des recommandations du rapport. A la vue des nombreuses levees de boucliers corporatistes, je presse le gouvernement de faire face a ses responsabilites. Il est temps de donner la priorite a l'interet general (fraternite ou es-tu?).

Je suis pret a aller manifester en faveur de l'application des mesures preconisee.

16. Le dimanche 17 février 2008 à 23:47, par oliver77

pour ce qui me concerne ( profession réglementée des pharmacies), vous m'avez déçu, pourquoi : d'une part vous n'avez pas consulté la profession, ou tout du moins vous ne l'avez pas écoutée, ouvrir le capital à grande echelle présente de nombreux risques ( une entité pouvant posséder plusieurs pharmacies, ce qui existe déjà par les SEL), au bout du compte il n y aura plus de concurrence puisque à terme ce seront les sociétés les plus puissantes qui mettront la main sur la santé, et à l'image de la grande distribution, vous aurez, faites moi confiance une entente entre tous ces protagonistes, alors que en ce moment des SEL limitées à 5 seraient déjà amplement suffisantes ( décret jamais passé ce qui ferait rebaisser le prix des pharmacies) pour faire baisser les prix ( qui le sont déjà, la concurrence est bien présente),
d'autre part vous allez détruire le maigre tissu économique de nos campagnes avec ses petits bourgs, et pour le compte vous allez engorger les urgences ( 10000 bobologies soignées par jour), il faut bien comprendre que la géographie anglaise ou belge peut se préter à ce type de fonctionnement, mais notre territoire est trop étendu, avec beaucoup plus de petites communes, je ne vous parle même pas des montagnes, les lois actuelles d'installation sont déjà suffisamment restrictives ( c'était ça ou une liberalisation sauvage).
sortir le médicament otc du monopole présente également de nombreux risques, même les anglais ne s y sont pas trompés, les dosages de ces médicaments en vente libre sont jusqu'à 5 fois moins dosés qu'en france, pourquoi : parce que à la différence du pharmacien français, le pharmacien anglais doit pousser à la consommation, ce qui peut se reveler extremement dangereux ( anglais sortent d'un précédent retentissant avec le paracetamol avec des doses non respectées avec toutes les conséquences que ça impliquent), donc pour freiner les risques les doses sont rabaissées, mais au bout du compte, le patient est il mieux soigné ( automedication sans conseil d'un professionnel), en italie, on vient de toucher le pompon avec le retrait en urgence des veinotoniques des GMS ( produit totalement déconseillé de prendre sans l'avis d'un professionnel),de plus, le problème de la GMS, c'est l'économie des coûts de fonctionnement au maximum, déjà que vous aurez peu de chance de trouver le pharmacien lorsqu'il sera présent ( il sera de l'autre côté du magasin à la reserve par ex), les larges heures d'ouverture des ces magasins impliquerait l'embauche de plusieurs pharmaciens, ce dont je ne crois guère vu l'historique que l'on a suite au passage des grandes marques de dermatologie en grande surface.

17. Le vendredi 15 février 2008 à 10:54, par ALF

C'est bien de vouloir faire des réformes mais pourquoi ne pas commencer par réformer ce qui coûte très cher à la france et qui est politiquement très risqué :

-Vous faites des constats sur les réformes mises en oeuvre dans l'éducation et en faite un constat décevant :
allez voir un peu ce qui se passe dans les facultés de lettres où les 4/5 des jeunes rêves de devenir fonctionnaire pour être tranquilles....
En faculté de droit, on pourrait en trouver 2/3....
Nous savons vous et moi que les fonctionnaires sont payés par des salaires de travailleurs privés (artisants, commerciaux...) qui devront donnés une grande partie de ce qu'il gagne....
Forcément, ça fait réfléchir les étudiants, ils préfèrent se la couler douce dans un bureau au service de l'état sachant qu'ils auront une retraite et ne seront jamais virés !!!!!!!!!

On arrive au premier problème :
Comment se fait-il qu'il soit IMPOSSIBLE de virer un fonctionnaire ?
Lorsqu'il ne fait pas bien son travail, on doit le changer de poste et pour le changer de poste, il faut l'augmenter !!!!
Incroyable....je vais peut être finir par venir moi aussi toucher une part du gâteau !

Deuxième problème dans les facultés de Lettres : les professeurs issus de la génération Mai 1968 sont totalement en désaccord avec votre politique de relance de l'économie capitaliste, ils forment une génération de jeunes anti gouvernement mais qui veulent tout de même devenir professeurs à leur tour afin de continuer le mouvement.
Ils sont totalement déprimant, il pourrissent l'histoire de France (mais cela est déjà fait depuis le primaire par l'ensemble des professeurs qui ont trouvé un programme dénué de vérité et d'intérêts dans le but de ne pas parler des origines de la france dans un but de laïcité).
Bref, tous les étudiants en Lettre rêves soit de faire des grêves, soit de devenir fonctionnaires...
C'est palpitant et ça coût cher !

-Vous voulez réformer les professions réglementés, commencez par réformer l'administration :
Ouverture à la croissance, à l'efficacité (ex : tous les clichés de l'administrations pourraient être sités).
Cela pourrait se faire, encore faut-il ne pas avoir peur !
Il est difficile d'expliquer que dorénavant, on ne prendra que le personnel efficace, que les fonctionnaires lorsqu'ils ne sont pas performant, pourront être remplacés par des nouveaux plus motivés.... c'est sur qu'il y aurait des mécontents mais je suis sur que votre budget en ressentira les effets !

-Parlons du droit de grêve :
Il fera perdre des millions à la croissance et à la France tant que personne ne l'aura réformé (ex : la grêve du port marchand de Marseille avait bloqué le port pendant plusieurs jours, la grêve des cheminots empêché les travailleurs de se rendre à leur travail durant plusieurs jours, vous vous rendez compte du prix que ça a coûté !!!).
Qui aura le courage de dire que : "LE DROIT DE GREVE N'EST PAS LE DROIT DE BLOQUER LA FRANCE"
En effet, le droit de greve est un droit constitutionnel mais il n'autorise pas forcément de bloquer toutes les infrastructures environnantes qui ne demandes qu'à travailler....
Le droit de manifestation est lui aussi protégé, mais il ne doit pas permettre de bloquer toutes les villes de france...
On manifeste pour montrer son mécontentement, il faut qu'il soit médiatisé mais il doit être maitrisé, il doit se faire de façon à ne pas empêcher les travailleurs de se déplacer et le commerce de continuer....
Pas très difficile de faire des décrets d'application !!!!!

-Le seul inconvénient à tout ça :
Les organismes de défense des droits tel que la CGT qui se battent pour détruire l'économie (travailler moins pour gagner plus : dommage que ce ne soit pas possible !).
On ne peut pas continuer, à chaque fois qu'il y a un problème, à voir toute la CGT sortir dans la rue !!!
C'est qui le gouvernement, c'est vous ou c'est la CGT ???

Bonne journée !

18. Le mardi 12 février 2008 à 10:33, par cgeo

Félicitation pour ce rapport; il est indispensable de dévérouiller nombre de privilèges et
de gachis dans ce pays qui décline.
le courage d'affronter certain lobby sera t-il à la hauteur des enjeux?
Il semble qu'une fois de plus les intérêts de quelque milliers de taxis est une fois de plus raison contre les millions d'utilisateurs de consommateurs, de ménages, de clients qui doivent subir, être spoliés ou mal conseillés par des groupes de pression qui défendent leur monopole qui bloque cette société française.

19. Le samedi 9 février 2008 à 12:09, par MH

Bonjour,
Je viens de lire avec grand intérêt et adhésion, le rapport de la Commission. Pour ne rien cacher, ma curiosité a été d'autant plus forte que les polémiques se sont manifestées sur les médiats ces derniers jours. Sur ce plan on constate que finalement, toute menace offre aussi ses opportunités....La preuve!
Mais ma question est en fait relative au plan de communication que vous deviez lancer région par région. Je pense qu'il serait bien d'en avoir le programme et le calendrier.
Je vous remercie de votre attention et de votre réponse.

20. Le mercredi 6 février 2008 à 11:32, par admin

21. Le mercredi 6 février 2008 à 11:29, par admin

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