Face à la crise actuelle, les réformes sont plus que jamais nécessaires
Il y a presque un an, la Commission pour la Libération de la Croissance Française remettait son rapport au président de la République et au Premier ministre. Le gouvernement y a trouvé 316 propositions de mesures, qui prises rapidement et collectivement devaient amener à la France un point de croissance supplémentaire. Beaucoup d’entre elles ont été très vite reprises : je pense par exemple au plan pour les pôles universitaires, à la réduction des délais de paiement pour les PME, au plan numérique pour le Très Haut Débit, à l’investissement sur les énergies renouvelables, à la refonte de la représentativité syndicale, à la rupture à l’amiable du contrat de travail, à l’assouplissement des règles encadrant l’emploi des seniors, à l’ouverture aux jeunes et à la diversité, à la réforme de la formation professionnelle, à l’Autorité de concurrence unique et renforcée, à la réforme de l’urbanisme commercial, à la refonte de la carte hospitalière, à l’effort de réflexion sur les structures territoriales, à la mise en place du fond souverain… Cependant, une crise majeure est née entretemps aux Etats-Unis. Elle s’est depuis propagée à l’ensemble des grandes économies mondiales. A l’heure de la récession, certains se demanderont donc légitimement si le rapport est toujours d'actualité... Il l'est plus que jamais en vérité. La crise n’a pas été une totale surprise, et nous avions explicitement prévu ce scénario. La position de la Commission est la suivante : la crise ne doit pas servir d’alibi à un nouveau report des réformes nécessaires pour la France. C’est même le contraire : dans la mesure où une récession oblige à beaucoup de pragmatisme de la part de tous, des consensus plus larges deviennent possibles. Le rythme des réformes doit donc être accéléré, de sorte qu’au moment de la sortie de crise notre pays dispose des structures adéquates pour retrouver rapidement le chemin de la croissance. Lent à entrer dans la crise, nous ne voudrions pas que le pays soit lent à en sortir. A cet égard, nous réitérons quelques propositions essentielles du rapport, dont la concrétisation est devenue plus urgente encore dans la conjoncture actuelle : 1. Il est nécessaire d’investir lourdement dans les secteurs porteurs (décisions 46 à 114). Un Ministre de la Relance a été nommé début janvier et nous espérons qu’il permettra une mise en œuvre accélérée de cet effort. 2. La hausse du chômage impose d’installer rapidement le « contrat d’évolution » appelé de nos vœux (décisions 131 et 142). Ce contrat mettrait en place des séances de formation garanties, un accompagnement renforcé et une rémunération pour le demandeur d’emploi, en échange de quoi celui-ci s’engagerait sur un temps minimal de recherche par semaine. 3. La crise, enfin, ne doit pas faire oublier le besoin de poursuivre la réforme de l’Etat (décisions 224 à 316). Les administrations doivent pouvoir offrir un meilleur service au citoyen tout en dépensant moins. Les possibilités d’amélioration sont nombreuses : elles vont de l’e-administration à la réforme des structures territoriales, en passant par la gouvernance. La crise actuelle, par son ampleur, a ceci de dangereux qu’elle peut facilement intimider, au point de paralyser. A nous donc de trouver l’énergie pour faire de cette épreuve une opportunité pour l’avenir.
25 juin 2008 - Mot du Président
Le dialogue avant tout
Depuis la remise de notre rapport au président de la République et au Premier ministre, la Commission pour la Libération de la Croissance Française s’est mise à la disposition de tous pour dialoguer autour des mesures qui y sont proposées. Elle a tenu à expliquer au plus grand nombre d’où elle était partie – de comparaisons avec nos pays voisins, d’auditions de représentants de la société civile, de commentaires d’internautes – et comment elle en était arrivée, quelques mois plus tard, aux conclusions qui ont été les siennes.
Tout d’abord, ce travail de dialogue a été réalisé avec les parlementaires. Des auditions ont été régulièrement menées avec les différents groupes politiques : au final, beaucoup se sont appropriés les appels lancés dans notre rapport et le groupe de la majorité en a même tiré un programme officiel de réformes. Un comité de suivi a par ailleurs été mis en place au sein de la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale.
Ensuite, et peut-être surtout, la Commission s’est déplacée en province pour rendre compte au plus grand nombre de ses travaux. A ce jour, des conférences ont eu lieu à Montpellier, à Poitiers, à Marseille et à Strasbourg, qui ont été autant d’occasions d’échanger autour des réformes que nous proposons.
Le 4 juillet enfin, le président de la République a reçu les membres de la Commission pour dresser durant 1h30 le bilan de la mise en œuvre du rapport : il en ressort qu’environ 1/3 de nos propositions sont déjà appliquées, 1/3 sont en cours d’application et 1/3 sont en suspens. La discussion a été fructueuse et un nouveau rendez-vous est prévu pour fin septembre à la demande du président.
24 avril 2008 - Mot du Président
Le rapport Larcher en accord avec la CLCF sur les moyens de relancer l'hôpital
Le rapport sur les missions de l'hôpital, dit "rapport Larcher", a été remis jeudi 17 avril au président de la République. Parmi les 16 propositions du rapport, toutes reprises par Nicolas Sarkozy, la moitié reprennent nos recommandations :
Proposition 3 / Décision 73 :
Développer les maisons médicales, pour un exercice davantage pluridisciplinaire des services de soins
Proposition 4 / Décision 272 :
Généraliser les ARS et leur confier une mission d'organisation globale de l'offre de soins
Proposition 7 / Décision 278 :
Revoir la gouvernance des hôpitaux, en transformant le conseil d'administration par un conseil de surveillance et en le complétant par un directoire
Proposition 8 / Décisions 276 & 277 :
Ouvrir le recrutement des directeurs d'hôpitaux et inclure dans la sélection des critères managériaux
Proposition 9 / Décision 275 :
Moderniser le statut de l'hôpital public en promouvant notamment la liberté d'organisation
Proposition 10 / Décision 274 :
Mesurer l'efficience et la qualité des hôpitaux
Proposition 15 / Décision 71 :
Mieux former les médecins, notamment en développant les passerelles entre filières et en enrichissant les contenus, et adapter les flux aux besoins régionaux
Proposition 16 / Décisions 68, 69, 70, 77, 78 :
Conforter le dynamisme de la recherche, en élargir les champs et développer les collaborations avec l'industrie
Par ailleurs, le rapport sur les missions de l'hôpital propose d'organiser une complémentarité entre hôpitaux au niveau de "communautés hospitalières de territoire" (proposition 5). De notre côté, nous plaidons pour une gestion au niveau régional de cette complémentarité.
18 avril 2008 - Mot du Président
Le gouvernement annonce une augmentation du nombre de taxis parisiens
« Jeudi 3 avril, la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie reçevait les représentants des chauffeurs de taxis. A cette occasion, elle leur a annoncé vouloir octroyer rapidement 4.500 nouvelles licences sur Paris, de manière à atteindre une flotte globale de 20.000 véhicules "en l'espace de quelques années".
Notre rapport propose l'octroi de 6 500 licences gratuites et incessibles, c'est-à-dire sans valeur marchande, de manière à ne pas pénaliser les actuels detenteurs de licence.
La Ministre a également annoncé vouloir créer une voie spécifique aux taxis entre Roissy et Paris, une mesure qui se trouve dans notre rapport.
Par ailleurs, nous proposons :
- d'autoriser la maraude, de manière à ce que le chargement de clients soit possible sans restrictions géographiques,
- d'autoriser sans délai la revente de licence,
- de supprimer l'horodateur parisien,
- de fusionner sous la même appellation "Taxis Franciliens" les taxis parisiens, ceux d'Ile-de-France, d'Orly et de Roissy,
- d'autoriser les préfets à se substituer aux maires dans l'attribution de nouvelles licences, lorsque la flotte locale de taxis est manifestement insuffisante,
- de laisser se développer les voitures de petite remise (VPR) de façon maîtrisée. »
Le gouvernement met la gouvernance au service de la croissance
« Vendredi 4 avril, le président de la République présentait une serie de mesures visant à engager la réforme de l'Etat. Les objectifs annoncés sont les suivants : amener l'Etat à « se concentrer sur ses priorités » ; le rendre « plus simple » ; l'adapter à son temps ; l'assouplir dans son modèle d'organisation.
A l'occasion, 20 recommandations ont été directement reprises par le gouvernement, et devraient maintenant être lancées sous peu. Parmi celles-ci :
- développer la formation continue en université (décision 14)
- développer les passerelles entre université et recherche (décision 24)
- davantage financer la recherche sur projet et à la performance (décision 29)
- clarifier les responsabilités respectives des différents centres de recherche (décision 29)
- définir une norme budgétaire pluriannuelle sur 3 ans (décision 225)
- développer l'e-administration (décision 246)
- développer une gestion plus souple et plus dynamique des ressources humaines de la fonction publique (décision 257)
- intéresser financièrement les fonctionnaires aux économies faites à l'occasion de la réforme de l'Etat (décision 255)
- développer les guichets uniques pour améliorer le service rendu au public (décision 243)
- généraliser les Agences Régionales de Santé (décision 272)
- limiter les dispositifs de préretraite (décision 135)
- inciter au regroupement des offices HLM (décision 286)
Plus largement, ce CMPP s'inscrit dans la mise en oeuvre de la décision fondamentale n°20 de notre rapport, visant à maîtriser nos dépenses publiques pour la croissance.
31 mars 2008 - Mot du Président
Grâce au succès du livre, la Commission n'aura rien coûté au contribuable
« Le rapport de la Commission est un succès populaire : sur Internet, où il est en accès libre et gratuit, nous recensons déjà 25.000 téléchargements. En librairie, où il est co-édité par la Documentation Française et Fixot, il atteint les 80.000 ventes !
Comme nous l'avions annoncé lors de la remise du rapport, l'intégralité de nos droits sur les ventes du livre servent à rembourser les frais de fonctionnement de la Commission. Aujourd'hui, nous sommes donc en mesure de vous l'annoncer : la Commission pourra rembourser au Trésor Public les coûts qu'elle a occasionné au cours de ses travaux.
13 décisions fondamentales sur 20 sont en route
Un bon nombre de nos préconisations commencent à voir le jour : parmi les 20 décisions fondamentales par exemple, nous en recensons déjà 13 en cours d'application ; sur les 316 décisions, nous en identifions pour le moment une cinquantaine.
A l'avenir, nous comptons rester vigilants : vous trouverez sur le site 2 tableaux de bord suivant la mise en œuvre de nos propositions : l'un spécifique aux décisions fondamentales, l'autre exhaustive. La Commission se réunira également aujourd'hui 31 mars, afin de dresser un premier bilan des suites données à notre rapport.»
3 mars 2008 - Mot du Président
De nouvelles décisions de la Commission mises en œuvre :
Les propositions du gouvernement reprennent les décisions 187 à 190 relatives à l’autorité de la concurrence.
« Le Premier Ministre, François Fillon, a annoncé hier le souhait du Gouvernement de créer une « Haute autorité de la concurrence, avec des pouvoirs accrus ». Cette annonce a été précisée par le Ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans la presse le 26 février, et devrait être contenue dans le projet de loi de modernisation de l’économie. La Commission pour la libération de la croissance française, dont étaient membres des représentants d’association de consommateurs, des associations, des chefs d’entreprises, a fait des propositions sur ce sujet crucial dans son rapport. Elles poursuivent une concurrence plus saine dans un but unique : protéger les intérêts des consommateurs.
Aujourd’hui, les autorités qui veillent au respect du droit de la concurrence sont éclatées entre le Conseil de la Concurrence et le Ministère de l’Economie. Les enquêtes sont mises en œuvre par des agents du Conseil, dont les moyens sont limités, ou du Ministère (DGCCRF). Leur but est de veiller à ce que les entreprises ne détournent pas les règles de la concurrence et imposent ainsi des prix indûment élevés aux consommateurs. Par exemple, les ententes qui visent à réduire la concurrence sont interdites, les entreprises qui utilisent leur poids économique pour empêcher la compétition (abus de position dominante) sont sanctionnées, etc.
Sur le modèle de ce qui se pratique chez nos partenaires étrangers, nous avons proposé d’attribuer à une autorité unique le contrôle concurrentiel des opérations de concentration, pour regrouper des compétences aujourd’hui éclatées (décision 187). En effet, le modèle vers lequel la Commission pour la libération de la croissance propose de tendre est déjà en œuvre dans 25 pays de l’Union européenne sur 27.
En outre, nous proposons d’accroître l’efficacité de l’Autorité à travers trois réformes :
1. D’abord, la procédure d’investigation antitrust pourrait être améliorée, en intégrant les enquêteurs au sein de l’Autorité de la concurrence (décision 188). En effet, aujourd’hui, la phase d’enquête de la procédure d’investigation antitrust est confiée aux services du Ministre de l’économie, tandis que les phases d’instruction et de décision relèvent du Conseil de la concurrence. Cette dispersion crée des contraintes inutiles. Il faudrait donc réunir les deux volets de l’instruction (enquête et instruction) et les confier à l’Autorité de la Concurrence.
2. Ensuite, la nouvelle Autorité de la concurrence devrait être autorisée à donner des avis sur les effets concurrentiels de mesures législatives et administratives de sa propre initiative (décision 189) et non plus seulement lorsque cela lui est demandé.
3. Enfin, pour gagner en efficacité dans son fonctionnement mais aussi dans l’intérêt des consommateurs, l’Autorité devrait pouvoir se concentrer sur les dossiers les plus importants (décision 190).
Ces réformes conduiraient à une plus grande efficacité dans l’application du droit de la concurrence, ce qui a pour but exclusif de protéger les consommateurs en veillant à ce que les prix soient à leur juste niveau.»
25 février 2008 - Mot du Président
« Le 23 janvier, la Commission pour la libération de la croissance française a remis son rapport au président de la République. Son travail d’analyse et de conseil s’est terminé là. Aujourd’hui, il appartient au Gouvernement et au Parlement de mettre en œuvre les décisions qu’ils retiennent. Pour cela, les 43 membres de la Commission ainsi que son rapporteur général Mme de Clausade se sont mis à leur entière disposition.
Nous avons pris contact avec l’ensemble des groupes de parlementaires. A ce jour, seule l’UMP nous a répondu. Nous attendons les réponses des autres groupes.
Jean François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale a ainsi constitué quatre groupes de travail autour du rapport. Ils porteront respectivement sur « emploi et formation », « consommation, concurrence et entreprise », « santé, logement et solidarité » et « gouvernance ». Ces groupes rassemblent près de 130 députés. Leur but est d’analyser et de discuter les propositions de la CLCF, pour se les approprier, les retenir, les écarter, afin de pouvoir mettre en œuvre rapidement celles qu’ils auront retenues.
Les membres de la Commission vont ainsi rencontrer régulièrement les parlementaires, pour expliquer comment nous avons élaboré nos propositions, quels ont été nos raisonnements, les logiques qui les ont soutenu.»
6 février 2008 - Mot du Président
« Après 10 jours, le texte de notre rapport commence enfin à être vraiment lu. L'accueil très positif par les autorités de l'exécutif et par les principales commissions parlementaires indiquent que sa mise en oeuvre a commencé.
Mais pour être sur qu'il le soit, c'est à chaque Français de l'exiger. C'est en particulier à chaque électeur qu'il importe de faire connaître à ses élus ce qu'il en pense, de leur demander de le mettre en oeuvre.
C'est à vous d'exiger qu'on créé le contrat d'évolution qui changera la vie des demandeurs d'emplois. C'est à vous d'exiger qu'on en finisse avec les administrations inutiles, avec les doubles emplois, avec les gaspillages que nous dénonçons.
C'est à vous aussi, qui le lirez, de dire par exemple aux chauffeurs de taxis que vous rencontrerez que ce rapport ne propose pas la déréglementation de leur métier, mais au contraire permet de satisfaire leurs revendications les plus anciennes. C'est à vous de dire aux vétérinaires qu'ils ont tout à gagner à ce qu'on les aide à s'installer en zone rurale. C'est à vous d'exiger que la France soit enfin remise sur le bon chemin. »
25 janvier 2008 - Mot du Président
« Après 5 mois de travail permanent, en lien avec vous, en lien aussi avec de nombreux représentants de la société civile, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a rendu son rapport.
Je tiens ici à vous faire part de ma profonde gratitude : votre participation sur ce site a été exceptionnelle et a considérablement enrichi nos débats. Beaucoup de vos idées ont d’ailleurs été retenues par les membres, et se retrouvent dans le rapport.
Le moment est maintenant venu de l’appliquer, sans tarder. En effet, la France a trop longtemps attendu pour se lancer dans un grand projet de modernisation de son économie. Elle en subit chaque jour les conséquences : un taux de chômage des jeunes excessivement élevé, des dépenses publiques mal maîtrisées, un niveau de vie qui décroche, une société figée qui entretient le pessimisme, la méfiance et l’insécurité.
A travers plus de 300 décisions, nous proposons donc un véritable programme pour la croissance. La France doit renouer avec la réussite. Pour cela, elle doit investir dans les secteurs les plus essentiels à son avenir : l’éducation, la santé, la recherche, le numérique, le développement durable. Elle doit libérer le potentiel de ses PME. Elle doit ouvrir les opportunités offertes à chacun et en particulier aux jeunes, en levant les barrières sociales, professionnelles ou réglementaires qui paraissent excessives. Elle doit enfin rénover sa gouvernance pour libérer les énergies individuelles et mieux servir la collectivité.
Le rapport est téléchargeable gratuitement sur ce site. N’hésitez pas à réagir, à rebondir dessus, à le commenter : nous avons écrit ce rapport pour le gouvernement mais aussi pour vous, pour tous les Français. Nous espérons donc que vous vous l’approprierez, que vous vous y reconnaîtrez, et peut-être même que vous le défendrez ! »
23 janvier 2008 - Remise officielle du rapport
Remise officielle du rapport au Président de la République et au Premier ministre :
Télécharger le rapport / Télécharger le dossier de presse
Le rapport est en outre publié chez XO éditions et à la Documentation Française.
Entretien avec Jacques Attali sur la "libération de la croissance française"
La conférence de presse donnée à l'occasion de la remise du rapport de la Commission est retransmise sur i tele, de 12h30 à 14 heures le 23 janvier.
Les interventions du Président et des membres de la commission devant :
- la commission des affaires économiques de l'assemblée nationale élargie à l'ensemble des députés est retransmise sur la chaîne parlementaire le 23 janvier à 16h45
- l'intervention devant les commissions des finances et des affaires économiques du sénat, élargies à l'ensemble des sénateurs le 24 janvier à 9h30
Paris, 18 janvier 2008 - Aucune version des propositions de la Commission pour la libération de la croissance française qui serait diffusée avant le 23 janvier 2008 n'est la version définitive du rapport, qui sera rendu officiellement au Président de la République et au Premier ministre à cette date. Tout document en circulation contiendrait des erreurs substantielles, notamment sur la teneur des propositions. Le rapport validé officiellement par les membres de la Commission pour la libération de la croissance française et son président sera disponible le 23 janvier à partir de 13h (conférence de presse à 12h30 au Théâtre du Rond-Point.)
Au cours des deux dernières semaines, la Commission s'est réunie à plusieurs reprises pour finaliser la rédaction du rapport qui sera remis au Président de la République avant la fin du mois de janvier. Elle travaillera encore ce week end.
A ce stade, le rapport propose 300 décisions pour changer la France et permettre à chaque Français, de participer à la croissance, à toutes les croissances.
La Commission a également défini les modalités de mise en ouvre du rapport.
Vos commentaires ont très largement alimenté les discussions et les décisions. Votre participation a été dense, animée, utile et précieuse.
Les décisions seront très prochainement mises en ligne pour réactions de votre part.
La Commission pour la Libération de la Croissance s'est réunie, le 20 décembre 2007, de 15h à 23h pour retenir les principales propositions susceptibles de permettre à la France de mieux exploiter toutes les opportunités offertes par la croissance mondiale.
Sur chacun des thèmes abordés, chaque membre de la Commission dispose des propositions et suggestions faites sur l'ensemble des blogs. Il est encore possible d'en déposer jusqu'au 31 décembre prochain car une actualisation leur sera adressée au tout début du mois de janvier.
Nombre de thèmes seront abordés, parmi lesquels la mobilité sociale et l'éducation, l'emploi des jeunes et des seniors, la réforme des collectivités publiques (Etat, collectivités territoriales, administrations sociales, adminstrations déconcentrées), le développement du numérique, la croissance durable, ou encore la compétitivité des aéroports et ports français.
Jeudi 22 novembre
La Commission reçoit aujourd'hui en audition M. Jean-Claude Trichet, Président de la Banque Centrale Européenne et M. Angel Gurria, Secrétaire Général de l'OCDE.
Ces auditions sont retransmises en direct sur la chaîne Public Sénat à partir de 17h30 jusqu'à 19h30.
La Commission à l'écoute
Dans le cadre de sa mission, la Commission pour la libération de la croissance française procède aux auditions des partenaires concernés par ses travaux.
Elle reçoit notamment les acteurs intéressés par les réformes du marché du travail (dont représentants des professions règlementées, partenaires sociaux).
Télécharger la liste des auditions (mise à jour le 11 décembre 2007)
Les travaux de la Commission pour la Libération de la Croissance Française s’organisent autour d’ateliers de travail qui réunissent les membres sur des thématiques bien précises (logement, santé, démographie, mobilité sociale, réforme publique…) et de séances plénières durant lesquelles les membres établissent les grandes orientations et arrêtent les propositions. Ainsi, le 15 novembre la Commission s'est penchée sur l’Economie de la Santé. Vendredi 16 novembre, les membres se sont réunis pour un atelier sur l’Europe. Cette semaine les thématiques abordées par la Commission sont la mobilité sociale et le logement.
La Commission s’est réunie le mercredi 7 novembre en séance plénière au Sénat.
Elle a débattu, en premier lieu, de la réforme des collectivités publiques : Etat, collectivités territoriales, et administrations sociales. Elle a ensuite évoqué l’organisation de l’enseignement supérieur (université et grandes écoles) et de la recherche.
Les membres ont partagé le constat selon lequel la dépense publique qui absorbe près de 54% du PIB, soit plus de la moitié de la richesse nationale, était nettement plus élevée que celle de nos partenaires de l’Union européenne qui est en moyenne à 46% du PIB, et sans comparaison avec certains de nos partenaires de l’OCDE qui sont à environ 30%.
La dette publique reste par ailleurs excessivement élevée (64,2% du PIB).
Selon le projet de loi de finances pour 2008, les intérêts de la dette, c'est-à-dire les intérêts que l’Etat doit payer, et non le remboursement du capital, qui serait le remboursement de la dette elle-même, représentent environ 42,4 Md€.
C’est la 2ème dépense de l’Etat par importance (15% du budget environ), par contrainte, plus que par choix, et sans aucun bénéfice pour les citoyens et pour les générations futures.
Une dépense publique mieux maîtrisée permettrait d’investir et de moderniser nos services publics. Surtout, la dette reste dans le temps : elle sera payée par les générations futures.
La commission pour la libération de la croissance française a donc évoqué les pistes d’action qui permettraient d’avoir des services publics plus performants, à un moindre coût.
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Lundi 15 octobre - La Commission pour la Libération de la Croissance Française remet ses premières conclusions. Il ne s'agit pas là de l'ensemble de nos propositions, simplement d'une première étape dans nos travaux. D'autres propositions seront communiquées dans le rapport final prévu pour décembre. Elles sont relatives notamment au revenu des Français, à la recherche, à l'enseignement supérieur, à l'innovation, à la mobilité sociale, à l'amélioration de la qualité du travail, au soutien aux principaux secteurs porteurs dont l'environnement et la santé, à la réforme de l'Etat et des collectivités publiques et à la réduction des dépenses publiques. A la demande du Président de la République et du Premier ministre, les mesures proposées dans ce document concernent la réforme nécessaire de la distribution et du commerce, qui permettrait de relancer l'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat, dans ce secteur mais aussi dans le reste de l'économie. Elles renforcent la protection du consommateur et dynamisent le commerce de détail et les fournisseurs indépendants qui doivent conserver leur capacité de production et de recherche dans un contexte de concurrence accrue. Les mesures proposées s'attachent enfin à améliorer l'accès au logement et la mobilité résidentielle. La Commission se réserve le droit de revenir sur ces sujets dans son rapport final. Elle inscrira ces réformes et les complétera dans le projet d'ensemble qu'elle entend proposer au pays. |
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Ce mercredi 26 septembre, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a tenu sa deuxième réunion plénière, qui intervient après déjà maints ateliers. Au menu de la soirée : des questions relatives à l’enseignement supérieur, à la recherche publique et privé, à l’innovation et aux PME. Durant plus de 5 heures, les membres ont ainsi débattu sur les mesures les plus prioritaires selon eux pour la France. Le débat fut très vivant et très fructueux, la plupart des membres étant directement confrontés à ces questions dans leur vie professionnelle. Des questions de méthode ont également été abordées : les membres de la Commission ont effet conscience que ce rapport ne doit pas être un simple « rapport de plus ». |
|---|---|
| Jeudi 30 août, la Commission pour la Libération de la Croissance Française a été officiellement installée par le Président de la République à l’Elysée. Nicolas Sarkozy a rappelé aux membres de la Commission l’enjeu de leur travail : « si l’on ne porte pas le bon diagnostic, on ne trouvera pas le bon remède ». Les membres ont ainsi pu mesurer l’importance de la tâche : « il ne s’agit pas de faire un rapport de plus. Ce que vous proposerez, nous le ferons ». Admettant que les objectifs de la Commission présidée par Jacques Attali étaient « ambitieux », le président a déclaré vouloir un rapport qui serait à la fois un programme d’action global et cohérent, et un recueil de propositions précises et concrètes. Des propositions transmises dès début octobre seraient à ce propos « bienvenues », selon les termes du président. Sur le fond, Nicolas Sarkozy a souhaité que les travaux de la Commission suivent en particulier trois pistes : la libération du travail, la revitalisation du marché des biens et des services, et l’amélioration de la compétitivité des entreprises françaises. Jacques Attali a tenu à inclure une quatrième grande piste de réflexion : la mobilité sociale et le mode de sélection des élites. |
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Tout de suite après l’installation, les membres de la Commission se sont rendus au Musée du Quai Branly pour une première réunion de travail. Durant plus de trois heures, ces derniers ont pu ainsi s’accorder sur un plan de travail général et échanger leurs premiers points de vue.
Les membres ont tous montré une grande envie de s’investir dans les travaux de la Commission. Un point dont se félicite M. Attali, vu le programme chargé qui s’annonce : plusieurs réunions par semaine sont d’ores et déjà prévues, avec pour chacune des thèmes précis sur lesquels débattre. |
Installation de la la commission sur la libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALI, Palais de l'Élysée, Paris, le 30 août 2007
Ecouter l'allocution du Président de la République
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Cette commission, dont la création a été annoncée le 20 juin dernier par le Président de la République, est chargée d'examiner les conditions d'une libération de la croissance française, à l'image du comité d'experts qui avait abouti à la publication en 1960 du « Rapport du Comité pour la suppression des obstacles à l'expansion économique » de Jacques Rueff et Louis Armand.
Elle a pour mission de rechercher les moyens d'améliorer la compétitivité et la productivité de l'économie française afin d'assurer une meilleure insertion de la France dans l'économie mondiale et européenne. Elle analysera les obstacles auxquels se heurtent les projets d'investissement et de développement des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises. Elle examinera les simplifications de procédures qui apparaissent nécessaires et recherchera les leviers permettant d'améliorer l'impact des politiques économiques et réglementaires sur les comportements des ménages et des entrepreneurs et sur la croissance.
Elle formulera des propositions en vue d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, d'améliorer le fonctionnement du marché des biens et des services et de renforcer le dynamisme et la mobilité de l'emploi, ainsi que le taux d'activité. Elle identifiera les actions et réformes à mener, incluant des mécanismes innovants permettant d'emporter l'adhésion des acteurs concernés.
La commission, présidée par M. Jacques Attali, rassemble de nombreuses personnalités françaises et étrangères disposant d'une expertise affirmée en matière économique et sociale.
La commission remettra son rapport avant la fin de l'année.




Commentaires
1. Le vendredi 12 mars 2010 à 15:30, par admin
2. Le vendredi 19 décembre 2008 à 14:26, par Gilles Marchand
3. Le mercredi 29 octobre 2008 à 17:37, par rencontre
4. Le mardi 23 septembre 2008 à 23:05, par POUNETTE
5. Le dimanche 15 juin 2008 à 02:30, par regime
6. Le jeudi 17 avril 2008 à 14:43, par Dr F-M Michaut
7. Le samedi 5 avril 2008 à 19:46, par Spacey
8. Le jeudi 20 mars 2008 à 17:29, par peperelot46
9. Le mardi 18 mars 2008 à 09:32, par Gold
10. Le samedi 15 mars 2008 à 16:04, par JOB
11. Le jeudi 28 février 2008 à 11:54, par OCEAN DE SAGESSE
12. Le mercredi 27 février 2008 à 10:37, par jannoncepro
13. Le samedi 23 février 2008 à 19:47, par Anne
14. Le samedi 23 février 2008 à 11:41, par Athena
15. Le lundi 18 février 2008 à 02:03, par Gregory
16. Le dimanche 17 février 2008 à 23:47, par oliver77
17. Le vendredi 15 février 2008 à 10:54, par ALF
18. Le mardi 12 février 2008 à 10:33, par cgeo
19. Le samedi 9 février 2008 à 12:09, par MH
20. Le mercredi 6 février 2008 à 11:32, par admin
21. Le mercredi 6 février 2008 à 11:29, par admin
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